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22/07/2010 12h00 Tant que la lumière sur l'art de Picasso ne sera pas faite, le conflit des générations subsistera. Chacun attendra le messie. Comme si Picasso avait été le messie du 20ème siècle. Picasso fut un homme qui n'a rien à voir avec l'homme qui est décrit dans les livres. Même les photos nous montrent un homme mal dans son siècle. Mais heureux financièrement. Qui a pratiqué la peinture, sait que le style ne jaillit pas spontanément, sauf s'il est forcé. Ce qui fut le cas pour Bernard Buffet qui imita les peintures de Picasso des années 40. Mais aussi de Picasso, qui passa de 1906 aux "Demoiselles d'Avignon", soit d'une peinture Chavanesque-Gauguinesque à cette peinture qui allait devenir la sienne. Cela a semblé normal. Tous ont écrit sur lui, mais lui a peint. Pourquoi ne veut-on pas reconnaître aujourd'hui la vérité sur ce changement inexpliqué jusqu'à ce jour? Simplement pour une question d'argent! Français ne soyez pas naïf, ce que j'ai découvert, n'est pas une blague. Oui, Picasso choisit un modèle comme structure pour concevoir toutes ses œuvres à partir de 1907. Mais tout ce temps passé, toutes ces générations ont répété ce que nous savions du peintre mystérieux. De mystère nous sommes passés au mythe. Comment aujourd'hui dire au peuple que ceux qui ont parlé des œuvres du peintre de génie ont oublié le principal: La façon qu'il s'était choisie et maîtrisait de mieux en mieux, un modèle pour la vie. Seule la reconnaissance de ce stratagème par Picasso assainira les arts.
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EXPOSITION DYNASTY Conflit de générations ?
Guillaume Benoit pour Evene.fr - Juin 2010 - Le 23/06/2010
« EXPOSITION DYNASTY »
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Du 11 juin au 5 septembre, le Palais de Tokyo et le musée d'Art moderne de Paris ouvrent leurs portes à la jeune génération pour l'une des expositions les plus prometteuses de l'année. Quarante artistes émergents invités à produire et à montrer leur travail dans les couloirs prestigieux de ces deux institutions. Derrière l'affiche réjouissante, une déception certaine, et la désagréable impression que certains futurs grands noms n'ont pas été pris au sérieux…
Dire que 'Dynasty' était attendue pour répondre aux critiques récurrentes ces dernières années sur la fragilité de la jeune scène artistique française serait un doux euphémisme. Après le choc 'Younger than Jesus' (exposition triennale de New York consacrée aux artistes de moins de 33 ans dont la première édition a remporté un succès insolent), Paris se devait de frapper un grand coup pour rappeler qu'en matière de création émergente, la jeunesse française avait de quoi prétendre, elle aussi, à la cour des grands. Et plus précisément aux grands moyens.
Culture et communication
Marc-Olivier Wahler et Fabrice Hergott, directeurs du Palais de Tokyo et du MAM Paris, réunis pour présenter 'Dynasty' (c) EveneAvec un partenariat inédit entre le Palais de Tokyo et le musée d'Art moderne de la ville de Paris, 'Dynasty' étend sa construction bicéphale dans les deux ailes d'un palais originellement conçu pour accueillir l'art moderne. Coup de pied dans la fourmilière administrative plus que nécessité scénographique, le jumelage des deux grandes institutions paraît pourtant un brin forcé, incapable de faire émerger une identité singulière derrière des murs chargés d'histoire. Une déception bien vite redoublée par l'exposition elle-même et son titre peu inspiré. Sous ses airs potaches, cette référence à la série du même nom et à son cortège de kitscheries 80's tombe elle aussi à plat. Pur effet de manche ; malgré sa quarantaine de jeunes artistes, 'Dynasty' n'a rien de l'explosion artistique décalée attendue. Au contraire, on est littéralement soufflé par le minimalisme et l'obscurité de pièces qui peinent, pour beaucoup, à habiter vraiment les lieux. La faute à un parti pris dénué de toute problématique sérieuse, à une pénombre constante et à des oeuvres qui, parmi celles créées pour l'occasion, ne parviennent pas à camoufler ce sentiment d'urgence. Car 'Dynasty' mélange pièces existantes et inédites ; une option étonnante qui n'est pas pour rien dans le sentiment d'une redondance pénible au sein d'une exposition qui aurait certainement mérité une plus grande concision pour marquer plus directement son visiteur. (1)
Le petit scénographe
Benoît Maire, vue de l'exposition 'Dynasty' (musée d'Art moderne de Paris) (c) EveneTant d'efforts déployés par deux grandes institutions pour un résultat aux allures d'examen de passage bâclé. Un coup dur pour des artistes pas totalement responsables de cette accumulation sans joie, ce parcours qui s'étire artificiellement en longueur, répétant ses rares rapprochements intelligents entre des oeuvres naturellement éloignées. Vides et trop-plein s'enchaînent sans nuances et les salles exiguës assomment par leur redondance plus que par leur esprit. A n'y rien comprendre ; quand le musée d'Art moderne alterne les espaces monographiques sans inspiration à son rez-de-chaussée (à peine sortis des peintures hyperréalistes de Guillaume Bresson, nous voilà plongés dans le minimalisme lacanien de Benoît Maire…), le Palais de Tokyo, un peu plus inspiré, confronte les oeuvres entre elles. Mais difficile d'y déceler une intelligence globale, un parti pris sur cette génération décidément insaisissable.
Génération non-non
Vue de l'exposition 'Dynasty' (Palais de Tokyo) (c) EveneCar si l'on pouvait s'attendre à une somme d'oeuvres drôles, gorgées de références à l'histoire de l'art autant qu'à la culture populaire, il semble que la légèreté et l'option décalée tellement en vogue ces dernières années aient déserté l'antre du palais de l'art parisien. Une pudeur généralisée pour ces artistes invités à faire le grand plongeon ? Certainement. Mais surtout, malgré ses défauts, l'occasion d'assister à l'éclosion d'une génération loin d'être spontanée, mue par un besoin d'inattendu et de gravité. Echappant à ses propres démons, au cadre même qu'avaient rêvé pour elle les rouleaux compresseurs MAM et Palais de Tokyo (cette hype eightie régressive et modasse qui confond nostalgie bruyante et hypertextualité), la scène 'Dynasty' n'est pas là pour plaisanter, ni partager un goût douteux et caustique sur la génération du "tout fric". Pas, ou peu de Jeff Koons à la française, les artistes de demain ne porteront pas forcément la dernière collection Agnès B. Et c'est tant mieux…
(1) Un défaut pourtant largement évité dans la revue du Palais qui complète le catalogue de l'expo et qui, par l'intelligence de sa mise en page et son format innovant, parvient paradoxalement à donner la pleine mesure des oeuvres présentées (Palais/Magazine n.12 en vente au Palais de Tokyo, 10 euros).
vos commentaires
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05/07/2010 12h00 En effet, le palais de Tokyo souffre d'une véritable crise scénographique et ce depuis plusieurs titres. A "Dynasty" nous retiendrons pour exemple des "charmantes" cales en bois sous une pièce qui visiblement aurait nécessité une prise en main un peu plus légère..
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