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23/04/2012 04h24 J'ai eu la chance de voir cette expo à Milan l'année dernière et elle m'a complètement conquise. En plus d'etre...
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Moulins, le décor est planté
Par Claire Pérez - Le 06/02/2012
Que se passe-t-il derrière le rideau ? Comment une scène -avec son ambiance, son univers- se crée-t-elle devant nos yeux de spectateurs ? Le Centre National du Costume de Scène de Moulins nous invite, jusqu'au 20 mai 2012, dans les coulisses de la Comédie-Française et de l'Opéra de Paris et nous en dévoile les secrets à travers la superbe exposition 'L'envers du décor'. Une découverte des plateaux historiques ou originaux du XIXe siècle dont Evene vous offre un aperçu.
Centrée autour de deux problématiques, la nature et le fonctionnement du décor, l’exposition « L’envers du décor » au Centre National du Costume de Scène de Moulins (CNCS) est une reconstitution admirable de décors de la Comédie-Française et de l’Opéra de Paris au XIXe siècle. Sa commissaire, Catherine Join-Diéterle, conservateur général honoraire des musées de la ville de Paris et auteur d’une thèse sur la décoration théâtrale à l’Opéra de Paris, s’est alliée aux scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar pour faire revivre aux yeux des visiteurs la magie de la scène. Huit salles à thèmes se suivent, chacune comprenant un décor reconstitué sous vitrine à échelle inférieure et deux vitrines de modules et d’images animées, le tout illustré de tableaux de décors. L’Antiquité avec Le Siège de la ville de Corinthe de Rossini, le Gothique avec Robert le Diable de Meyerbeer et l’Exotisme avec l’Aïda de Verdi, sont autant de grands courants qui ont marqué la scénographie et renvoient le spectateur à une époque révolue où les décors faisaient presque tout le spectacle. La fidélité des reconstitutions est surprenante, enrichie par les explications universitaires et techniques. Le mélange des grands classiques, des vitrines saisissantes de précision et des airs d’opéra audibles d’une salle à l’autre, font de ce voyage dans le décor une parenthèse charmante et nostalgique.
La trappe
Une trappe ascendante en étoile, dite trappe à l’anglaise, illustration de Georges Moynet dans Trucs et Décors, 1893. Grâce à son cuir découpé en forme d’étoile et ouvert au moment voulu, la trappe permettait au personnage de disparaître de la scène en créant un effet fantastique. Ces « trucs » et artifices, qui donnaient vie au décor, furent d’abord caractéristiques des théâtres de boulevard. Symboliques d’une révolution des valeurs, ils incarnent un changement des sensibilités vis-à-vis du théâtre, car les scènes prestigieuses
en étaient jugées indignes.
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