-
27/10/2009 12h00 Mauriac a dit de vous : "un charmant monstre". Charmant, je ne sais pas. Monstre, peut-être. Du talent, vous en aviez, c’est indiscutable. Mais vous n’avez pas su ou pas voulu le développer pour devenir une grande écrivaine ou, pour le moins, une écrivaine intéressante comme le sont : Amélie Nothomb, Marguerite Yourcenar, Jeanne Bourin, Antonine Maillet, et bien d’autres. Vos ouvrages sont ennuyeux, lourds d’adjectifs redondants. De votre style ne se dégage pas cette musique qui emporte l’adhésion et vous force à lire un roman jusqu’au bout. De surcroît, vous vous complaisez dans un milieu de bourgeois décadents qui traînent leur mal de vivre et se délectent de leur morosité plutôt que de donner un sens à leur existence par des actions positives. Vous êtes, hélas, représentative de cette mode délétère qui a sévi dans les années 50 et 60, illustrée au cinéma par les cochonneries de Vadim ou, pire encore, les saletés du richissime Louis Malle avec son déprimant 'Feu follet' ou son écœurant 'Le Souffle au cœur'. Bien que ne partageant pas leurs idées politiques, je préfère encore lire des ouvrages comme 'Le Feu' d’Henri Barbusse, 'L’Enfant' de Jules Vallès, ou le théâtre de Brecht. On ressort avec une certaine forme d’espoir au cœur.
- Vous aussi donnez votre avis
-
Ajouter à mes favoris 2
« Françoise Sagan »
2 personnes ont déjà ajouté cette célébrité à leurs favoris
Ajouter à mes favorisVotre espace personnel sur Evene.fr vous permet de découvrir du contenu culturel qui vous correspond. L'espace personnel, c'est un moteur de recommandations selon vos goûts. Accédez à votre espace personnel
Françoise Sagan
Ecrivain française
« Françoise Sagan »
5 personnes ont déjà commenté cet article
Voir les commentairesVous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissezles messages des membres
Si vous pouviez lui écrire, que lui diriez vous ?-
02/05/2009 12h00 Des fois, lorsqu'on pousse trop loin notre corps, il revient vers nous nous réclamer son aide, alors un simple mot peut nous faire chavirer, Ton esprit avait besoin de ton corps pour retrouver son équilibre perdu, ta seule force qui te faisait vivre était les mots, ceux qui eux-mêmes furent à l'origine de ta souffrance... Bon baiser de l'autre côté. Elisa
- Vous aussi donnez votre avis
-
02/12/2004 12h00 Sagan nous laisse. Elle était la dernière héritière d'une "tradition de la liberté" innovée par Sartre... et quelle liberté! Elle écrivait dans "...avec mon meilleur souvenir" qu'elle ne passerait pas encore trentre ans sans Sartre sur cette planète : finalement elle avait raison. Nous aimions ses paradoxes, son bagayement délicieux, sa fragilité et sa force. Qui n'a pas été éblouit par son "Château en Suède", par "Le lit défait" ? Ces oeuvres ciselées minusieusement pourraient bien l'élever, comme elle le mérite, dans quelques années, au rang de référence. Touchante, légère, superficielle, exploratrice d'âmes, Sagan incarnera toujours "le roseau le plus faible de la nature" de la littérature, c'est pour cela que nous l'aimons. Le 15 Avril 1980, nous étions orphelins de père ; aujourd'hui, nous voilà orphelins de mère : nous voilà seuls. Repose toi bien Françoise, tu vas nous manquer.
- Vous aussi donnez votre avis
-
07/07/2004 12h00 Si nous nous rencontrions au détour d'un kiosque à musique, je vous dirais : Bonjour Maître. J'espère que ce qualificatif ne vous choque pas, il m'est venu naturellement à force de vous lire. Je possède les princeps de vos premières oeuvres, j'en suis enchanté car ils m'ont été offerts il y a quatre ans en parfait état, par des personnes qui ignoraient ce que je pensais de vous, n'est-ce pas étrange ? Je considère cela comme un don du ciel, combien de chance avais-je de pouvoir les retrouver ? J'ai trente-neuf ans, je suis scénariste de profession, je crée des trames de romans, de bandes dessinées, de jeux de société ou vidéo. Il est incontestable que la moindre page de simples notes, ou rédigée, que je rends à celui qui me l'a commandée porte un petit peu votre empreinte au niveau du jeu des mots et du rythme des phrases. Moi seul, bien sûr, le remarque. Je formule le voeu que vous surviviez soixante ans à Jean-Paul Sartre. Je rêve de vous rencontrer car je vous aime tellement.
- Vous aussi donnez votre avis
photos
club célèbre
les Avis des membres
-
07/03/2013 11h51 Monsieur Jérôme Savary a toujours été 1 original, mourir à 70 ans st original de nos jours, surtout pour 1 boulimique de la vie e des...
Voir tous les avis
VOUS AIMEZ
citation du jour
« Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent. »
de Ken Loach
En savoir plus sur cette citationVous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez-
Membres (4)













01.Laurent Obertone
02.Yannick d’Escatha
03.Jean-François Rial
04.Alain Némarq
05.Geoffroy Roux de Bézieux