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« L'amour dure trois ans »
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critiques & avis
la critique evene
Le « meilleur film » de Frédéric Beigbeder n’est pas le pire film de l’année. Il est même assez réussi dans le genre comédie romantique. Car, malgré ce que son titre indique, 'L’amour dure trois ans', premier film de l’écrivain-chroniqueur-animateur télé-nighter, adapté de l’un de ses romans, est bien une « rom com ». Assez paradoxale d’ailleurs. Germanopratine sur le fond - l’histoire de Marc Marronnier (Gaspard Proust), critique littéraire et mondain habitué du Café de Flore, soit l’alter ego de Beig. Américaine dans la forme – la verve et les personnages font plus penser à l’humour US qu’aux comédies franchouillardes qui encombrent les écrans. Gaspard Proust n’est pas Franck Dubosc. Il n’est pas non plus Jean Dujardin : il parle, il a le sens de la formule (« L’amour est le problème des gens qui n’ont pas de problème », « L’adultère rend adulte ») et ne gagnera sans doute jamais le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie. Proust est d’ailleurs crédité au générique pour sa « collaboration aux dialogues » et l’on retrouve chez son personnage beaucoup du cynique désabusé qui fait rire la France entière au théâtre (l’humoriste a fait en même temps la couv de Télérama et du Figaroscope). Et même quand il se tait - lorsque par exemple il rencontre Alice (Louise Bourgoin) pour la première fois et la regarde droit dans les seins - sa crispation de mâchoire, rictus rétif au bonheur, le rend sympathique. Mais Proust n’est pas seul. Beigbeder a compris que pour réussir une comédie, il fallait des seconds rôles à la hauteur. JoeyStarr en meilleur pote boboïsé, Valérie Lemercier en éditrice blasée, Nicolas Bedos en cocu micro-pénien ou le couple Jonathan Lambert-Frédérique Bel… Ils sont tous drôles. Quant à Michel Legrand dans son propre rôle, il est très bon en Michel Legrand.
l'Avis de la presse
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Première, Christophe Narbonne (...) Les références pleuvent (Soljenitsyne, Bukowski) (...). [Mais] tout cet héritage n'empêche pas Beigbeder de penser en images. En témoignent le brillant prologue (...) ou l'utilisation judicieuse des mémos en incrustation (...). Une romcom française atypique (...). Lire la critique sur le site de Première
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Le Monde, Isabelle Regnier Ironique, cette comédie romantique l'est du début à la fin, parce que l'ironie est ce qui définit le rapport au monde de ce clown triste qu'est le personnage principal. Mais l'amour dont l'auteur témoigne pour le genre cinématographique dans lequel il s'inscrit,(...) sauve le film du cynisme. En inventant son propre ton, et en faisant naître chez le spectateur une authentique émotion, Beigbeder rend hommage à ses idoles de la plus belle façon qui soit. Lire la critique sur le site de Le Monde
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L'Express, Éric Libiot A son actif : un casting original et une distance bienvenue. A son passif : un manque de confiance en son histoire qui lui fait accumuler des personnages secondaires peu intéressants, là où il aurait fallu suivre les amoureux à la culotte (ou à l'absence de). Beigbeder s'en sort grâce à son mauvais esprit et à son charme certain, mais il doit encore se débarrasser de tous ses habits de gentil garçon trop respectueux du cinéma pour mordre sa nouvelle (?) carrière. On ne doute pas qu'il y parviendra. Lire la critique sur le site de L'Express
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Les Inrocks, Serge Kaganski Alors, ce film est-il nul ? Non. Est-il drôle ? Parfois, grâce à quelques bons gimmicks de mise en scène.(...) Emouvant ? Non, malgré les quelques moments d’authenticité que fait passer Bourgoin. (...) Ce film-clip à sa gloire est comme la barbe à papa : agréable à déguster mais frisant l’inconsistance. Pour paraphraser les paroles de Bukowski en incipit, il se dissout aussi vite qu’une brume matinale. Lire la critique sur le site de Les Inrocks
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Télérama, Jacques Morice On regarde cette comédie de moeurs un peu comme on feuillette un magazine people.(...) On sourit devant quelques formules littéraires troussées comme des slogans publicitaires (« Au XXIe siècle, l'amour est un SMS sans réponse »). On bâille aussi devant le peu de conviction - l'idée du film vient d'un producteur, Beigbeder lui-même ne s'en cache pas. Tout paraît donc un peu calculé et réchauffé, tout cela respire l'« entre-soi », la culture d'entreprise - la galaxie Canal+. Mais ce qui surprend le plus, au fond, c'est peut-être la vulgarité de l'imagination. Faute fatale pour cet esthète télévisuel qu'est Beigbeder. Lire la critique sur le site de Télérama
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03/03/2013 12h09 Ah , michel Toccard ! Idolâtré par les connards !! Je m'en vais te le nommer premier Ministre , tiens ! ( Ne riez pas , c'est...
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