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« La Route »
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critiques & avis
la critique evene
"Porter un livre à l’écran." John Hillcoat redonne son véritable sens à une formule devenue, ces derniers temps, inexpressive. Car il s’agit bien ici d’élever un texte incroyable en alliant dans un même élan précision et créativité. Comme le livre, le film blesse et questionne l’homme. Il s’interroge sur la nature humaine, sur la conservation de soi, sur les notions de filiation, de moralité et de foi. De barbarie aussi. Mais plus loin encore, John Hillcoat propose une représentation très singulière de l’ère post-apocalyptique. Il sculpte un monde qui n’est plus, une projection si palpable qu’elle en devient troublante. Dramatique. Effrayante. La caméra rivée sur ces deux êtres qui marchent vers un Sud incertain, explore l’abîme des regards, s’attarde sur les mains creusées par le froid et la crasse, sonde les âmes abandonnées. Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee jouent tout en retenue une partition sans faille. Maîtrise narrative, économie de mots, montage sous tension, dépouillement et réalisme hypnotisent et absorbent tout sur leur passage. Comme la terre que filme le réalisateur, la violence est sèche, brute et se disperse à l’envi. Plongé au coeur d’une expérience sensorielle et spirituelle bouleversante, le spectateur rencontre la faim qui brûle les chairs, l’odeur des cadavres putréfiés, la peur, la solitude... Hillcoat rassemble en un même instant le temps qui passe et celui qui s’est arrêté. Ne restent alors que les cendres qui compriment la gorge, cimentent les narines et voilent les yeux. Un seul regret peut-être : ce besoin d’associer l’extinction des lumières de la civilisation au drame écologique. Un peu trop en vogue et pas vraiment essentiel. Encore que… Magnifiée par la musique puissante de Nick Cave, ‘La Route’ s’impose comme une fresque monumentale de toutes les évidences, de tous les doutes, les craintes et les absurdités de l’humanité.
l'Avis de la presse
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Les Inrockuptibles L’univers aride et radical du livre devient à l’écran un chromo de paysages désertiques et dévastés, sous une lumière gris marron (...). Les flash-backs sur l’avant-catastrophe sont embarrassants de joliesse (...). La musique sirupeuse n’arrange rien, adoucissant l’univers de McCarthy en frôlant le hors-sujet (...). Alors que le livre était métaphorique et minimal, le film est trop littéral.
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Le Nouvel Observateur Tiré du beau roman de Cormac McCarthy, le film est un cran au-dessous mais un cran au-dessus de la majorité des films post-apocalyptiques, type ‘2012’ : il reste un récit qui penche plus vers la métaphysique que vers la science-fiction. Pas d’effets spéciaux, pas de batailles galactiques, pas de super-héros : Viggo Mortensen hante l’écran, et le film trouve avec lui une sorte d’équilibre zen.
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Peut-être las du pessimisme de ses ouvrages précédents, le romancier a infléchi le cours de son récit, vers la fin du livre. (...) A l'écran, cette concession à l'optimisme prend une forme plus gênante surtout vers la fin du film, qui édulcore ce voyage, le ramenant trop près des balises hollywoodiennes. Lire la critique sur le site de Le Monde
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03/03/2013 12h09 Ah , michel Toccard ! Idolâtré par les connards !! Je m'en vais te le nommer premier Ministre , tiens ! ( Ne riez pas , c'est...
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« La condition de ceux qui restent est toujours plus triste que celle des personnes qui s’en vont. S’en aller, c’est un mouvement qui dissipe, et rien ne distrait les personnes qui demeurent. »
de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
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