Le Figaro
Mademoiselle Chambon

Mademoiselle Chambon

de Stéphane Brizé

Casting : Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure Atika, Tous Film français en couleur, 2008 Commandez le DVD sur Fnac.com

« Mademoiselle Chambon »

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Evene par Roland Hélié

Adaptation du roman d’Eric Holder, ‘Mademoiselle Chambon’ creuse le sillon de l’intime, du non-dit, de la pudeur et de la délicatesse. Dans ce quatrième film de Stéphane Brizé où les sentiments, les désirs, les mouvements de l’âme s’expriment à travers un battement de cil, l’esquisse d’un sourire, un regard qui flanche et se baisse, la rareté des dialogues prend appui sur la durée des plans, la précision de la mise en scène et du jeu des comédiens. En ce sens, confier les rôles principaux à Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, dont nul n’ignore qu’ils ont formé un couple, revenait à se garantir un surplus de chair et d’émotion tremblée de nature à servir et nourrir le film. Cependant, malgré le choix du Scope, le cinéaste ne parvient pas - ou se refuse - à élargir le cadre, à proposer sur le contexte dans lequel cette histoire d’amour empêchée prend corps un point de vue. La question des différences sociales et culturelles supposées rendre impossible l’amourette entre l’institutrice et le maçon, fait l’objet de la scène d’exposition et prend la valeur d’un principe à admettre une fois pour toutes sur lequel il est inutile de revenir ou de s’appesantir davantage. D’une certaine façon, il s’agit là de la charte même du film : ne peser sur rien, évacuer comme nul et non avenu tout ce qui pourrait obérer l’amour, en empêcher la naissance, pour ne faire qu’effleurer, ou suggérer, la climatologie du sentiment amoureux, précipitations, embellies et dépressions. Comme si s’efforcer d’en comprendre le mystère plutôt que les manifestations pouvait compromettre la pudeur et la délicatesse dont ‘Mademoiselle Chambon’ semble avoir fait son unique programme.

l'Avis de la presse

  • Télérama

    ‘Mademoiselle Chambon’ est pétri de la présomption qu'en ajoutant du moins à du moins on obtiendra du plus. Or non seulement cela donne un cinéma étale, exigu, mais, très vite, toute cette retenue devient encombrante, cette modestie, prétentieuse, et ce minimalisme, du faux chic, du non-style. Lire la critique sur le site de Télérama

  • Télérama

    Pas une ligne de dialogue, presque pas de mouvement, et tout est dit. Le film de Stéphane Brizé (...) joue sur l'étirement du temps pour faire jaillir l'émotion. En leur imposant la frugalité, le cinéaste façonne ses personnages en funambules que l'on regarde avancer, conscients du vide sous leurs pieds. Lire la critique sur le site de Télérama

  • Les Inrockuptibles

    Eteignant d’emblée et systématiquement tous les clignotants lyriques attendus, le film, dans sa simplicité frôlant toujours le grotesque, révèle en fait la complexité d’une relation où les pulsions ne trouvent pas d'exutoire. Parfois embarrassant par sa candeur appuyée, ce drame en sourdine oscillant entre anémie sentimentale et indécision, est plus subtil qu’il en a l’air.

  • Le Monde

    Stéphane Brizé et ses interprètes ont construit un film d'une grande délicatesse, qui assume parfaitement sa condition de spectacle tout en s'approchant au plus près de la vérité des sentiments. Lire la critique sur le site de Le Monde

l'Avis du public

 
 
  • Eglantine Lilas

    09/10/2009 12h00 Plus que des paroles, c'est des regards, des corps qui parlent... du moins, c'est comme ça que je l'ai ressenti. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère du film. Les comédiens sont tous parfaits et j'aurais aimé que le film dure encore...  

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