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Un monde sans femmes
de Guillaume Brac
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la critique evene
On ne sait pas vraiment ce que fait Sylvain dans la vie. Il se contente de vivre et c’est déjà beaucoup. Surtout à Ault, petite station balnéaire de la Côte Picarde. Quand il remet les clés d’un appartement aux deux jolies femmes qui l’ont loué pour une semaine, il semble rendre un service. Les deux femmes sont en fait une jeune mère (Laure Calamy) et sa fille (Constance Rousseau) et leur intrusion dans le quotidien de Sylvain est le début d’un marivaudage doux-amer. Sylvain, c’est Vincent Macaigne, comédien et metteur en scène de théâtre exalté et excessif (révélation du festival d’Avignon 2011 avec 'Au moins j’aurai laissé un beau cadavre'). On le découvre ici en jeune homme timide et solitaire. Sylvain porte sur ses épaules toute la misère du monde, misère sentimentale et sexuelle. Mais il le fait sans se départir d’une douceur infinie. Et le charme de Macaigne, sa fantaisie, sa mélancolie aussi, en font l’un des personnages de comédie les plus émouvants que l’on ait vu dans le cinéma français depuis longtemps. On sent que le réalisateur Guillaume Brac prend un plaisir fou à le regarder et à le filmer. Guillaume Brac cite Maurice Pialat, Eric Rohmer et Jacques Rozier (celui de 'Du côté d’Orouët'). Mais aussi James Gray (celui de 'Two Lovers') et les comédies américaines des frères Farrelly et de Judd Apatow. Des références qui ne sont pas ici écrasantes et que le cinéaste agrémente à sa sauce, celle d’un moyen métrage en 16 mm tourné avec des acteurs et des techniciens amis. Une modestie qui n’enlève rien à la beauté de cette chronique sur la fragilité des sentiments, bien au contraire. Une qualité que l’on trouve déjà dans « Le Naufragé », un court-métrage du même Guillaume Brac qui fait figure de prologue à 'Un monde sans femmes'.
l'Avis de la presse
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Télérama, Jérémie Couston [Guillaume Brac) manifeste une empathie pour chaque personnage, jusqu'au moindre second rôle. Chronique douce-amère sur la beauté des amours de vacances mais aussi sur la misère sexuelle et la solitude, cet épatant moyen métrage révèle un auteur, Guillaume Brac, et un grand acteur, Vincent Macaigne, par ailleurs metteur en scène de théâtre inspiré. Lire la critique sur le site de Télérama
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Première, Alex Masson La fine partition de Vincent Macaigne et Patricia Calamy, formidables en âmes soeurs se cherchant maladroitement le temps d'une parenthèse désenchantée, accompagnent idéalement la subtile écriture de Brac, à mi-chemin entre l'univers de Jacques Rozier et les premiers films de Philippe Harel.
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Le Monde, Jacques Mandelbaum Entouré de figures locales qui y mettent la couleur, emmené par une mélopée folk (du groupe The Rodeo) qui baigne cette cruelle chasse aux femmes d'une infinie douceur, le quatuor de personnages est aux petits oignons, et les acteurs qui les incarnent véritablement formidables. Lire la critique sur le site de Le Monde
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Les Inrocks, Serge Kaganski Ce jeu de drague estivale est aéré par les profondes respirations d’une mise en scène attentive aux paysages (splendides, the sky is the limit) et aux personnages secondaires peuplant la petite station balnéaire. Lire la critique sur le site de Les Inrocks
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Libération Une science très sûre de l’écriture d’un genre, la farce dépressive, de toutes parts trouée de gags discrets et de pantelantes embardées dramatiques. Un sujet, le frottement fortuit de Parisiens en vacances picardes à leurs cousins de province, ni plus heureux ni moins paumés. Et, enfin, un brillant acteur fétiche (déjà !) : Vincent Macaigne, réalisateur, metteur en scène de théâtre, comédien à chérir entraperçu chez Garrel et Bonello, auquel Brac confie ici, d’un film à l’autre, la silhouette ébouriffée d’un seul et même héros. Lire la critique sur le site de Libération
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03/03/2013 12h09 Ah , michel Toccard ! Idolâtré par les connards !! Je m'en vais te le nommer premier Ministre , tiens ! ( Ne riez pas , c'est...
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