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chapitre 12

La Journée de la Science


La journéé nationale du savoir et de la science "Youm El Ilm" a été célébrée comme à l'accoutumée par diverses manifestations culturelles dans la ville de Chlef. Nous citerons parmi elles celle qui a eu lieu à la bibliothèque de Wilaya de Chlef sous l'égide de la directrice de cette bibliothèque Mme Draoua.
La conférence a été animée par Monsieur Amiche Abdelkader, Docteur ès lettres, professeur à la facultés des lettres à Ouled Farès, relevant de l'universite Hassiba Benbouali de Chlef, Algérie. Il a été assisté dans sa conférence par Monsieur Boudia Mohamed, Directeur d'établissement d'enseignement Moyen en retraite et écrivain.
Le Docteur Amiche débuta sa conférence sur le thème : "La lecture". Il insista sur ce thème, car dit-il, là est l'essentiel de toute culture. Si on ne lit pas, on ne peut se cultiver et atteindre certaines phases du savoir. Il a précisé que la lecture est un ordre divin en Islam, car la première sourate et ses premiers versets furent dévoilés au Prophète Mohammed (que la prière et le salut soient sur lui) en ces termes :" Au nom de Dieu le Tout Puissant et Miséricordieux" " Lis au nom de ton Dieu qui a créé, Il a créé l'homme d'un sperme, Lis au Nom de ton Dieu Le Généreux, qui a enseigné par le "calame" (plume), enseigné à l'homme ce qu'il ne savait point" ... Jusqu'à la fin de la sourate. En partant de ces versets, l'auteur de la conférence a insisté sur le fait que la lecture est à la base d'un ordre divin strict et sans ambages et qu'il faut suivre à la lettre afin de ne pas s'attirer le courroux de Dieu.
Le Docteur Amiche Abdelkader n'a pas tari d'éloges pour les pionniers de la Renaissance (Djemiat el oulama) et à leur tête, Abdelhamid Ibn Badis qui a fait de sa vie un combat pour la culture et la science qui disait-il, était l'arme la plus redoutable pour recouvrer notre indépendance notre algérianité et notre islamité. Il revient toujours à la culture et à sa base, la lecture qui est le moteur de toute connaissance. Il donna des exemples dans le monde entier en faisant apparaître que lorsque quelqu'un voulait faire un cadeau sublime à un parent ou un ami cher, il lui offrait un livre. Cela dénote une certaine habitude et une culture qui met en avant la lecture et l'instruction. Certains participants ont soulevé le problème de la chéreté des livres, le Docteur Amiche Abdelkader réitéra que ce n'était plus un handicap et qu'on pouvait facilement avoir de la lecture sur Internet et gratuitement. Des milliers de sites offrent aux internautes le plaisir de lire des textes sans dépenser aucun sou. Il insista ensuite sur le fait que l'écrivain doit retrouver un lectorat digne de ce nom afin de pouvoir progresser et améliorer ses oeuvres à venir. Il dira entre autres qu'il fallait créer un état d'esprit culturel au niveau de la wilaya de Chlef et inciter tous les intellectuels à écrire et à conférencer sur leurs oeuvres. Monsieur Boudia a exhorté les participants à la conférence, composés surtout d'étudiantes et d'étudiants en 4ème année de licence Lettres à prendre le relais et à s'incruster dans les forums de la culture au niveau de la bibliothèque de Wilaya de Chlef pour prendre en main le flambeau de la culture afin de la transmettre aux générations futures. Les débats furent très instructifs à plus d'un titre et ont pu éclairer l'assistance sur l'importance de la lecture et de la culture au sein d'une société. Monsieur Boudia devait ajouter qu'une société qui ne lit pas devient acculturée dans le temps et court à sa perte inéluctablement.




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