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Je crois que le bonheur n'est pas pour demain pour cette humanité en proie à certains prédateurs qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs désirs. La bonne gouvernance n'existe que dans les esprits de certains illuminés du monde occidental et qu'ils veulent faire appliquer à d'autres sociétés qui ne sont pas de mêmes coutumes qu'eux et de même éducation qu'eux. Il serait souhaitable de penser plutôt à aider ces peuples pour leur survie en matière alimentaire. Car ce qu'on remarque actuellement, c'est qu'on donne la priorité aux biocarburants pour faire rouler les machines que de penser aux êtres humains qui crèvent la faim de par le monde, ils sont presque un milliard d'individus qui crèvent de faim. Le réveil du peuple en 1988 et la transparence qui avait été demandée par ce même peuple au lendemain de manifestations sanglantes en Octobre 1988 n'a rien apporté. Les choses n'ont pas changé depuis. Le chômage bat son plein et les quatre-vingt-huitards ont dépassé la quarantaine et sont devenus amorphes. Le poids des ans et des vicissitudes de la vie les ont contraint à vivre en ermite. Certains n'ont même pas été dédommagé dans la blessure de leur chair et vivent les affres dans les dédales d'une administration décadente et corrompue. L'inflation est galopante et le pouvoir d'achat du citoyen s'amenuise de jour en jour et le peuple vivote tant bien que mal alors que les dirigeants se vautrent dans leurs salons et voitures de luxe acquis sur le dos du peuple. Aucun des politicards ne regarde en bas de l'échelle, c'est la course au trésor, aux containers, aux villas luxueuses et au gaspillage. Les jeunes ne récoltant aucun fruit des richesses de cette pauvre Algérie (que dis-je ? De cette riche Algérie) qui ne profite qu'aux magnats du fer, de la semoule, de l'huile et des autres ingrédients nécessaires à la vie de tous les jours. Le peuple en a ras-le-bol. L'anniversaire d'Octobre 1988 va être des plus chauds et gare à ceux qui ont voulu asservir ce peuple et le maintenir dans l'ignorance, dans la pauvreté et dans le muselage des libertés individuelles et collectives. La jeunesse ne profite nullement des richesses. Le hittisme est devenu une profession sans équivoque pour la jeunesse algérienne. Lorsqu'on voit un universitaire pris en pré-emploi avec 6000 dinars, il y a de quoi rire ! Là ou le bât blesse, c'est lorsqu'on le renvoie dans ses quartiers parfois dans six mois ou un an maximum et il n'a plus droit au pré-emploi, car ayant déjà bénéficié de cette "prolifique aubaine"(sic). Le comble de nos dirigeants, c'est eux qui ont fait le malheur de cette jeunesse et lorsque celle-ci veut émigrer au péril de sa vie à la recherche d'un "éden", au lieu de les comprendre et de résoudre leurs problèmes, on les arrête et on les juge comme des malfrats. Qui les a mis dans cette situation, si ce n'est les dirigeants eux-mêmes ? Qui les a poussé à quitter leur terre natale, leur pays, pour aller au petit bonheur la chance en sachant pertinemment qu'ils risquent leurs vies ? Qu'ont fait les responsables pour atténuer les malheurs et les déboires de cette jeunesse ? Que prévoient-ils pour combler ce retard et cette incompréhension de l'autre ? Tant de questions qui ne resteront pas toujours sans réponse et peut-être que les jeunes pourront prendre en main leur avenir, qui sait ? |