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chapitre 6

Les jours se suivent et se ressemblent


Les salaires de tous les fonctionnaires liés à la fonction publique ont vu leurs traitements relevés à plusieurs reprises. Le SMIG a été revu à la hausse de plus 200%. Les enseignants ont bénéficié d'une augmentation conséquente depuis deux ou trois ans, mais c'est toujours insuffisant car la cherté de la vie n'a d'égale que l'étendue de leur responsabilité. Quant aux retraités, c'est les oubliés du système.
En Algérie, si l'on commence à calculer le pouvoir d'achat du travailleur, nous allons arriver à un calcul effarent. En effet, au lendemain du 5 Octobre 1988, le dinar s'est vu projeté vers les abîmes de la pauvreté orchestrée par le fonds monétaire internation et la banque mondiale dont nos dirigeants raffolent pour suivre leurs instructions comme des toutous. Au lendemain de ce jour mémorable à plus d'un titre, le dinar algérien a été dévalué par dix fois moins. Les biens et services ont augmenté de dix fois plus. L'opération est très simple. La valeur perdue du dinar algérien est calculée à un taux de 1000 % par rapport à sa valeur d'avant Octobre 1988. Par ailleurs, les prix des biens et services ont augmenté de 1000% par rapport à ceux qui étaient pratiqués avant le 5 Octobre 1988. Donc, le fonctionnaire ou le travailleur en général, ainsi que le retraité venaient de perdre leur pouvoir d'achat, immanquablement et dérisoirement, ils se sont retrouvés dans le bas de l'échelle de la classe prolétaire. Il faut bien situer le contexte dans lequel se sont opérés ces deux calamités qui ont annihilé complétement le pouvoir d'achat du citoyen en Algérie. Cela veut dire que : Celui qui touchait 10.000 dinars pouvait facilement boucler les fins de mois en ce temps-là. Par contre, actuellement, cela lui est quasiment impossible de vivre même avec un traitement qui ferait le quadruple ou le quintuple de ce qu'il touchait auparavant (10.000 x 5 = 50.000). D'un autre côté, les factures d'eau, d'électricité, de gaz, de téléphone, sont devenues de plus en plus salées ayant subi une augmentations de plus de 2100% en l'espace de 10 ans. Avant, existait une classe moyenne représentée par les fonctionnaires (enseignant et cadres de l'administration), maintenant cette frange n'existe plus et elle a été catapultée vers les abysses de la pauvreté. C'est un miracle divin qui nous permet de survivre avec la misère de retraite. Nous ne mangeons pas à notre faim et nous ne pouvons nous permettre encore moins des extras ou des vacances. Les pouvoirs en place ne font rien pour atténuer le malheur des retraités bien que le pétrole a, lui aussi, augmenté de plus de 1200% par rapport aux prix pratiqués en 1988 (9 dollars contre 130 dollars actuellement) Le peuple ne bénéficie pas de cette manne pétrolière prolifique seulement pour les dirigeants qui se sucrent sur le dos de leur peuple. Un député est payé à plus de 220.000 DZD plus les extras et les pots de "gazouze" . Les walis, les directeurs des services centraux, les sénateurs , les généraux, les colonels vivent aisément de par la rente pétrolière et le peuple crève la faim. Tous les votes sont truqués et orientés par les walis (qui sont des walous) et par l'administration corruptible à merci. Pourquoi les jeunes quittent-ils leur pays au péril imminent de leur vie en se jetant dans les abysses des mers et des océans ? Parce qu'ils n'ont plus aucun espoir. Les terroristes repentis ont droit en priorité à tout. Ils ont remporté un grand succès sur la République des corrompus.



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