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chapitre 7

Les émeutes à Chlef


Les dernières émeutes à Chlef et à Berriane (Algérie) sont le résultats de certaines annonces de responsables irresponsables. Au lieu de calmer les esprits, le ministre de l'intérieur ainsi que le premier ministre continue d'invectiver le RCD et certains citoyens en les accusant de tous les maux.
La bonne gouvernance chez nous, c'est de faire en sorte de pérenniser le pouvoir de l'Etat quelles que soient les circonstances et alors, on pourra bénéficier d'une promotion imminente. Après les émeutes de Chlef, le wali, au lieu de lui demander des comptes, a reçu une promotion en étant muté dans une grande wilaya de l'Est, en l'occurence la wilaya d'Annaba. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir les bévues commises par certains de nos dirigeants qui ne veulent point reconnaître leurs torts et leurs erreurs flgrantes. Il y a un adage bien de chez nous pour expliquer que l'on veut faire porter le chapeau à autrui : "Tu essuies la lame de ton couteau sur moi ?" C'est-à-dire qui l'individu qui commet un crime, va essuyer la lame de l'arme du crime sur quelqu'un d'autre pour l'accuser de son crime". C'est ce que nous constatons de par l'actualité de ces derniers jours en Algérie, après les émeutes de Chlef et de Berriane (Médéa) où le premier ministre et le ministre de l'intérieur veulent à tout prix faire porter le chapeau de ces évènements aux dirigeants du RCD et par la même occasion attiser les rancoeurs et diviser pour mieux régner. Le peuple n'est plus dupe, Messieurs, vous avez un avant-goût des perturbations qui pourraient survenir dans un avenir très proche, car nous sommes à la veille du 20ème anniversaire du soulèvement de la jeunesse le 5 OCTOBRE 1988. Ce jour avait vu déferler dans les rues, toute la jeunesse algérienne, pour crier son "ras-le-bol" de la République des passe-droits, de la "Hogra" (Abus d'autorité) de la corruption et bien d'autres fléaux sociaux. Nos dirigeants sont de mauvais élèves comme l'avait dit le général "Giap" pour les gouvernements colonialistes français dans le temps. Nos dirigeants n'ont pas asimilé qu'on n'est plus à l'âge de la pierre, ou à l'âge des années de plomb. C'est la mondialisation, l'Internet (fenêtre sur le monde). Tous les moyens d'expression sont à la portée des populations frustrées. N'en déplaise à nos dirigeants, le peuple algérien est muselé et ne peut s'exprimer que par la violence et c'est ce que veulent certains de nos dirigeants. Ils sont pareils à "la truite qui ne peut chasser qu'en eau trouble". Je le redis encore et je ne prophétise nullement, "gare au réveil du lion".




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