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« Callas »
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Callas
de Jean-Marc Avocat, Tous
critiques & avis
la critique evene
Gants noirs, collier de diamants, œil de biche : avant même qu’elle ne commence à parler, Noémie Bianco ressemble à la Callas. Mais comment une si jeune femme (25 ans seulement) va pouvoir interpréter avec crédibilité l’immense cantatrice aux 25 ans de carrière, la « Bible de l’Opéra » telle que la surnommait Leonard Bernstein ? Les doutes s’évanouissent sitôt que la comédienne, derrière les nombreux micros auxquels elle fait face, entame une longue confession dialoguée avec des journalistes imaginaires – le public. Diction, accent prononcé et adorables fautes de français, gestuelle marquée et expressions du visage : la Callas revit. Noémie Bianco, petite-fille du baryton René Bianco qui a bien connu l’artiste, devient cette diva géniale et unique, en s’appuyant sur le très intelligent texte de Jean-Yves Picq, écrit à partir d’authentiques interviews. La vision de l’art de « la Divine », qui incarnait le chant par son jeu de tragédienne, alterne avec le récit de sa romanesque vie, elle qui disait avoir fait du chant lyrique parce que ses parents le lui avaient imposé. Entre ses débuts à huit ans puis sa formation avec Elvira de Hidalgo, son ascension rapide, sa maîtrise du Bel canto (« la base du chant », disait-elle) et son titre de Prima Donna, Bianco-Callas multiplie grands sourires et confidences humoristiques (sur sa myopie, par exemple) et cris de colère, signes d’exaspérations ou de tristesse. Sa tragique extinction de voix lors de ‘Norma’ à l’Opéra de Paris, peu avant qu’elle ne renonce à chanter, ou la trahison de son amour Onassis dessinent le portrait d’une femme blessée, qui avait placé son art au-dessus de tout. Le clap de fin, extrait musical, achève de nous émerveiller.
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