Le Figaro
Cheveux chéris : frivolités et trophées L'exposition réunit, sur le thème universel des cheveux, environ 280 peintures classiques, sculptures, photographies, objets ethnographiques et multimédias. Le parcours se décompose en trois grandes parties : Frivolités, La Perte et Pouvoir du cheveu. Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h. Jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h. 18 Sep 2012 - 14 Jul 2013
Musée du quai Branly quai Branly 55 Paris Paris
Patrimoine & Architecture
Cheveux chéris : frivolités et trophées

Cheveux chéris : frivolités et trophées

Dates : du 18 Septembre 2012 au 14 Juillet 2013 Musée du quai Branly - Paris (75007)

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1169482 Le thème est séduisant, les objets inoubliables. La nouvelle exposition présentée sur la mezzanine... Le thème est séduisant, les objets inoubliables. La nouvelle exposition présentée sur la mezzanine Ouest du quai Branly, réservée aux thèmes anthropologiques déroulés sur dix longs mois, rompt avec les précédentes : les unes étaient très conceptuelles, les autres un peu violentes (« Exhibitions », en 2011-2012). Dans ce contexte, la réflexion d’Yves Le Fur sur les cheveux a valeur de caresse. Comme à son habitude, il mêle agréablement les anecdotes rares (Picasso se laissant pousser les cheveux pendant la guerre tant que la France ne serait pas libérée…) les trouvailles curieuses (des ornements d’oreille Jivaro en cheveux et élytres de coléoptères, un « Nu féminin à la tresse » du photographe Gilmer datant de 1870) les stars et les inconnus (Ava Gardner, Louis XIV, Linda Evangelista, aussi bien qu’une « femme noire » ou un « crâne surmodelé ») dans un brassage où se rencontrent, selon le slogan de Branly, toutes les cultures… On regrette pourtant que ce mélange, si percutant dans l’exposition « La mort n’en saura rien » en 1999, soit ici un peu trop bien classé. On aurait aimé voir Brigitte Bardot faire face à la momie égyptienne au visage couvert de feuille d’or, ou les créatures d’Araki défiant les ceintures de guerriers indiens… Par crainte peut-être du spectaculaire, le propos de l’exposition, qui est en somme une vanité, reste implicite. Mais les objets et les images en crient le secret à chaque pas. 4

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la critique evene

 
Evene par Maxime Rovere

Le thème est séduisant, les objets inoubliables. La nouvelle exposition présentée sur la mezzanine Ouest du quai Branly, réservée aux thèmes anthropologiques déroulés sur dix longs mois, rompt avec les précédentes : les unes étaient très conceptuelles, les autres un peu violentes (« Exhibitions », en 2011-2012). Dans ce contexte, la réflexion d’Yves Le Fur sur les cheveux a valeur de caresse. Comme à son habitude, il mêle agréablement les anecdotes rares (Picasso se laissant pousser les cheveux pendant la guerre tant que la France ne serait pas libérée…) les trouvailles curieuses (des ornements d’oreille Jivaro en cheveux et élytres de coléoptères, un « Nu féminin à la tresse » du photographe Gilmer datant de 1870) les stars et les inconnus (Ava Gardner, Louis XIV, Linda Evangelista, aussi bien qu’une « femme noire » ou un « crâne surmodelé ») dans un brassage où se rencontrent, selon le slogan de Branly, toutes les cultures… On regrette pourtant que ce mélange, si percutant dans l’exposition « La mort n’en saura rien » en 1999, soit ici un peu trop bien classé. On aurait aimé voir Brigitte Bardot faire face à la momie égyptienne au visage couvert de feuille d’or, ou les créatures d’Araki défiant les ceintures de guerriers indiens… Par crainte peut-être du spectaculaire, le propos de l’exposition, qui est en somme une vanité, reste implicite. Mais les objets et les images en crient le secret à chaque pas.

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