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21/11/2009 12h00 Le siècle d’or hollandais, l’essor de l’art hollandais au XVII siècle, est une page fascinante dans le contexte particulier de la République des Provinces-Unies et de la Réforme. Cette lecture politique de l’exposition animait tacitement la formidable série de paysages et de natures mortes au cours de ma visite que je commente dans mon blog "Regards curieux". Les huit sections de l’exposition illustrent les différents genres ainsi que le rendu réaliste et la finesse obtenus par des moyens simples et discrets. Le sujet ne domine pas les oeuvres, elles ne recherchent aucun effet dramatique ou spectaculaire. Les peintres se contentaient de peindre un aspect de la nature, tel qu’ils le voyaient et, finalement, cela rend leurs oeuvres très attachantes. Au regard de la foule, il vaut mieux tenter d'éviter les visites en we... si possible.
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L'Age d'or hollandais
de Johannes Vermeer
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la critique evene
Quelques minutes avant de s’écrouler raide mort, Bergotte, un des personnages de ‘A la recherche du temps perdu’, fixe le fameux "petit pan de mur jaune" de Vermeer. Dans un dernier souffle, il comprend qu’il a raté sa vie, non pas parce qu’il meurt sans Rolex, mais parce qu’il n’a pas écrit comme Vermeer a peint, parvenant à isoler, par une matière précieuse, par plusieurs couches de couleurs, un pan de mur, éclairé fugitivement par le soleil, et qui se suffit à lui-même. Lui aussi aurait dû faire de chacune de ses phrases un véritable objet d’art. Horizon de Delft, le soleil tombe partiellement sur les toits de briques. Les nuages au premier plan sont lourds, seuls quelques rayons les transpercent. Cette lumière hollandaise, claire comme celle qui suit la pluie, est le véritable dénominateur commun des tableaux de l’exposition. Désordonnée, limpide, elle balaye le paysage comme les rares oiseaux qui ponctuent le ciel. Toujours changeante, elle lutte paisiblement avec des nuages qui prennent chez Ruysdael les deux tiers de la toile. Les éclaircies soudaines sont saisies par les peintres : un fragment de feuillage roux, les ailes d’un moulin. La toile n’est qu’un instant qui ne durera pas. Si on détourne le regard, les nuages vont continuer de défiler, plongeant dans l’ombre ceux qui furent en lumière. Le soleil va éclairer d’autres branches d’arbres, le tablier bleu d’une autre silhouette. Les Hollandais réussissent à transposer ce prodige à l’intérieur : des fenêtres coulent un calme soleil d’après-midi, lui qui se reflète en ondulant sur les tomettes. Un chien attend. Une femme coud, penchée. Dans les tableaux de Pieter de Hooch, on entend le temps. On sent l’épaisseur du silence qui passe. Rembrandt radicalise ce sens hollandais de la lumière en isolant ses sujets dans un permanent clair-obscur. Peintre de l’âme qui passe par un regard en vous fixant, il représente un monde d’éclaircies intérieures et de brusques ténèbres. Une très belle rétrospective.
l'Avis du public
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24/10/2009 12h00 La pinacothèque accueille actuellement la collection du musée de Rijksmuseum d'Amsterdam fermé pour travaux et présente l'une des écoles les plus marquantes de l'histoire de l'art : le XVIIe siècle hollandais. Une centaine d'oeuvres (soixante tableaux, dessins, aquarelles, gravures, objet d'art, faïence) évoquent l'âge d'or de cette période où une jeune république va, grâce à sa réussite commerciale et sa tolérance de pensée, devenir l'une des puissances commerciales les plus fortes d'Europe. Des natures mortes, des portraits, des scènes religieuses, de vie quotidienne, de paysages, témoignent sous nos yeux d'une maîtrise technique et d'une exaltation de la lumière où le clair obscur confère aux sujets une profondeur et une densité qui atteignent la divinité. Rembrault dont cinq tableaux nous sont présentés ainsi qu'un Vermeer en sont les maîtres absolus et font porter sur cette école son rayonnement et sa transcendance. Amaury Jacquet
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06/03/2013 05h46 A noter pour les lyonnais : l'Institut Lumière rend également hommage à Maurice Pialat avec l'intégrale de ses films jusqu'...
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