Le Figaro
La pitié dangereuse 1913, dans une ville de garnison autrichienne, le riche Monsieur Kekesfalva organise un bal costumé en l'honneur de sa fille, Edith, paralysée. Lors de cette soirée, la demoiselle, surnommée l'hirondelle, rencontre Anton Hofmiller, jeune lieutenant de cavalerie.Pris de compassion pour elle, l'officier lui tient compagnie et les visites se succèdent. Edith en tombe follement amoureuse. Comment réagir face à cet amour? Quelles sont les limites de la pitié? Comment piège-t-elle? Non-dits, réparties cinglantes, pointes d'humour, le génie de Stefan Zweig se retrouve une nouvelle fois dans cette sublime histoire d'amour touchante et captivante.Ce spectacle est parrainé par Bruno Putzulu " Un spectacle et des acteurs remarquables! Cette histoire nous emporte."Auteur : Stefan zweigArtistes : Elodie Menant, Arnaud Denissel en alternance avec Maxime Bailleul, Jean-Charles Rieznikoff, David Salles en alternance avec Roger Miremont, Samina Glamine, Alice PehlivanyanMetteur en scène : Stéphane Olivié-Bisson 06 Jun 2012 - 30 Sep 2012
Lucernaire rue Notre-Dame-des-Champs 53 Paris Paris
Contemporain
La pitié dangereuse

La pitié dangereuse

de Stefan Zweig

Dates : du 6 Juin 2012 au 30 Septembre 2012 TERMINÉ Lucernaire - Paris (75006)

« La pitié dangereuse »

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1023319 Elodie Menant s’est attaquée à un vrai défi : réduire les presque 400 pages du roman de Stefan... Elodie Menant s’est attaquée à un vrai défi : réduire les presque 400 pages du roman de Stefan Zweig et les transformer en une pièce d’une heure capable de rendre vivante et palpable l’histoire poignante d’Edith et du lieutenant Hofmiller. Tout commence par une maladresse du lieutenant qui invite Edith, jeune fille de la bonne société, à danser lors d’un bal. La jeune femme est paraplégique. Cette « faute » initiale enclenche une dynamique tragique implacable. Rendant visite chaque jour à Edith pour se faire pardonner, le lieutenant suscite chez elle un amour qu’il ne peut lui rendre. Jusqu’où la pitié le mènera-t-il? Les thèmes chers à l’auteur son parfaitement rendus dans une succession de tableaux rythmés par la musique viennoise et dominés par l’imposant fauteuil de la malade : l’importance du jugement social, le poids des conventions, le sens du devoir. Les costumes à eux seuls recréent l’atmosphère viennoise d’avant-guerre du roman. La mise en scène sobre s’appuie entièrement sur le jeu des comédiens : Elodie Menant est excellente en Edith dont la passion s’exprime tout en retenue avant d’exploser jusqu’à la colère. Face à elle, Arnaud Denissel incarne un lieutenant dépassé, gauche et rigide. Le père d’Edith en fait un peu trop dans l’expression de sa douleur et quelques roulades au sol auraient pu être évitées. Heureusement, le personnage du docteur, incarné par David Salles, apporte à l’ensemble des pointes d’humour bienvenues avec sa réplique phare « j’ai un train et les trains ça n’attend pas ». Le défi est donc relevé avec brio dans cette pièce où la pitié finit par nous étreindre face au destin tragique des personnages. 4

critiques & avis

la critique evene

 
Evene par Florence Roques

Elodie Menant s’est attaquée à un vrai défi : réduire les presque 400 pages du roman de Stefan Zweig et les transformer en une pièce d’une heure capable de rendre vivante et palpable l’histoire poignante d’Edith et du lieutenant Hofmiller. Tout commence par une maladresse du lieutenant qui invite Edith, jeune fille de la bonne société, à danser lors d’un bal. La jeune femme est paraplégique. Cette « faute » initiale enclenche une dynamique tragique implacable. Rendant visite chaque jour à Edith pour se faire pardonner, le lieutenant suscite chez elle un amour qu’il ne peut lui rendre. Jusqu’où la pitié le mènera-t-il? Les thèmes chers à l’auteur son parfaitement rendus dans une succession de tableaux rythmés par la musique viennoise et dominés par l’imposant fauteuil de la malade : l’importance du jugement social, le poids des conventions, le sens du devoir. Les costumes à eux seuls recréent l’atmosphère viennoise d’avant-guerre du roman. La mise en scène sobre s’appuie entièrement sur le jeu des comédiens : Elodie Menant est excellente en Edith dont la passion s’exprime tout en retenue avant d’exploser jusqu’à la colère. Face à elle, Arnaud Denissel incarne un lieutenant dépassé, gauche et rigide. Le père d’Edith en fait un peu trop dans l’expression de sa douleur et quelques roulades au sol auraient pu être évitées. Heureusement, le personnage du docteur, incarné par David Salles, apporte à l’ensemble des pointes d’humour bienvenues avec sa réplique phare « j’ai un train et les trains ça n’attend pas ». Le défi est donc relevé avec brio dans cette pièce où la pitié finit par nous étreindre face au destin tragique des personnages.

l'Avis du public

 
 
  • candide2012

    30/06/2012 06h07 Critique assez complaisante. L'histoire a un peu vieilli ou est ce le jeu des acteurs. Certes on sent une volonté de bien faire mais la volonté n'est pas tout et ce soir là (28 juin) hormis le médecin qui après un début en dedans a finalement pris la mesure du rôle, on ne retiendra pas grand chose...  

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