-
03/03/2013 03h43 Il s'est passé quelque chose hier soir à Pleyel. Si la première partie du concert n'était qu'au fond... un échauffement ;...
Voir tous les avis
-
Ajouter à mes favoris 0
« Ma Sagan »
Soyez le premier à ajouter cet événement à vos favoris
Ajouter à mes favorisVotre espace personnel sur Evene.fr vous permet de découvrir du contenu culturel qui vous correspond. L'espace personnel, c'est un moteur de recommandations selon vos goûts. Accédez à votre espace personnel
critiques & avis
la critique evene
Avec ses longs cheveux châtains, elle ne ressemble pas du tout à Françoise Sagan. Mais dans ce « seule en scène » de Prune Lichtlé, l’intérêt est évidemment ailleurs. La comédienne, au moyen d’un long monologue tiré des entretiens livrés par l’auteur dans ‘Réponses’ et ‘Répliques’ et de ses mémoires ‘Avec toute ma sympathie’ (1993) livre un autoportrait vivant du « charmant petit monstre ». Dans cette mise en scène de Michel Albertini au Lucernaire, Sagan n’a qu’un souhait : échapper aux autres, au moins le temps d’une journée sur la plage de Saint-Tropez. Vêtue d’une discrète robe bleue à bretelles, tirant de temps à autre sur sa cigarette, elle répond au téléphone en se faisant passer pour sa sœur, pour s’accorder un peu de répit loin du tumulte médiatique. Et se confier avec humour ou gravité sur ses choix, son passé, ses désirs, depuis le succès de ‘Bonjour tristesse’ à dix-huit ans à son fils unique, son amitié avec Sartre et sa place dans cette époque où elle incarne une libération des mœurs mais surtout de la femme, avec la signature du manifeste des 343 (« salopes ? » s’interroge-t-elle). Ce beau monologue pouvait-il commencer autrement que par le prologue d’’Avec mon meilleur souvenir’, où Sagan se décrit au volant de sa Jaguar, en pleine nuit et en fuite vers Saint-Tropez ? C’était peu de temps avant l’arrivée d’un autre mythe, Brigitte Bardot, qui allait y tourner ‘Et Dieu créa la femme’. Le versant érotique de la femme libérée des années 60, dont Sagan incarne toujours aujourd’hui la facette intellectuelle.
l'Avis du public
les Avis des membres
citation du jour
« La condition de ceux qui restent est toujours plus triste que celle des personnes qui s’en vont. S’en aller, c’est un mouvement qui dissipe, et rien ne distrait les personnes qui demeurent. »
de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez-
Membres (0)
agenda
PROCHAINEMENT
PROCHAINEMENT
Lectures
Hommage à Emily Dickinson - Nancy Huston, avec Chloé Rejon & Edouard Ferlet (piano, composition)
Dates : le 21/06/2013
Lieu : Maison de la poésie

