Le Figaro
Moi je crois pas ! Vieillards tendres et avachis, Monsieur et Madame s'affrontent. Ils se cherchent des poux, provoquent leur guerre intestine. Ils conjurent l'ennui familier par les accrocs de la dispute. Le 11 septembre est-il un coup monté ? Les écrivains ont-ils des nègres ? Lui n'y croit pas, elle si. Elle croit en l'existence du yéti, elle croit que les fèves provoquent les prouts. Lui, non. Ils luttent. Et les soirées passent. Portraits au vinaigre d'une France à pantoufles très élimées et à télé trop allumée.Avec Pierre Arditi et Catherine Hiegel. 25 Sep 2012 - 28 Dec 2012
Théâtre Edouard VII 10 place Edouard VII Paris Paris
Contemporain
Moi je crois pas !

Moi je crois pas !

Dates : du 25 Septembre 2012 au 28 Décembre 2012 TERMINÉ Théâtre Edouard VII - Paris (75009)

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780187 Retrouver sur le même plateau Catherine Hiegel et Pierre Arditi ne pouvait que se conclure par un... Retrouver sur le même plateau Catherine Hiegel et Pierre Arditi ne pouvait que se conclure par un duel au sommet. On se réjouissait d’assister à un face à face entre deux monstres sacrés du théâtre et à revivre les grandes heures des duels homériques opposant Liz Taylor et Richard Burton. Las, endossant la peau de deux vieux fauves qui continuent à se faire les griffes l’un sur l’autre malgré l’usure du temps qui passe, Catherine Hiegel et Pierre Arditi jouent avec le détachement des joueurs de fond de court quand on aimerait les voir monter au filet. La faute en revient à Jean-Claude Grumberg qui, en mal d’inspiration, leur a confectionné une cage de pacotille en se contentant d’enfoncer les portes ouvertes et de faire son miel d’un fatras d’idées reçues. Avec ‘Moi je crois pas !’, l’auteur réunit une série de sketchs tous plus désolants les uns que les autres. Chacun commençant par l’expression « Moi je crois pas ! », c’est pour lui l’occasion de s’attaquer à des sujets aussi édifiants que les flatulences provoquées par les haricots où l’existence du yéti en passant par la croyance en une vie après la mort. Tout est bon chez Grumberg pour servir de prétexte à une scène de ménage. On aimerait en rire, on n'arrive qu’à en pleurer. Malgré le talent des acteurs, la mécanique tourne à vide et la rengaine s’épuise très vite. Se faisant fort de nous concocter avec ce texte une suite à l’inatteignable 'Fin de partie', Grumberg qui prétend chasser ainsi sur les terres de Samuel Beckett, n’arrive qu’à perdre son public en rase campagne et à rentrer bredouille. Dommage. 1

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Evene par Patrick Sourd

Retrouver sur le même plateau Catherine Hiegel et Pierre Arditi ne pouvait que se conclure par un duel au sommet. On se réjouissait d’assister à un face à face entre deux monstres sacrés du théâtre et à revivre les grandes heures des duels homériques opposant Liz Taylor et Richard Burton. Las, endossant la peau de deux vieux fauves qui continuent à se faire les griffes l’un sur l’autre malgré l’usure du temps qui passe, Catherine Hiegel et Pierre Arditi jouent avec le détachement des joueurs de fond de court quand on aimerait les voir monter au filet. La faute en revient à Jean-Claude Grumberg qui, en mal d’inspiration, leur a confectionné une cage de pacotille en se contentant d’enfoncer les portes ouvertes et de faire son miel d’un fatras d’idées reçues. Avec ‘Moi je crois pas !’, l’auteur réunit une série de sketchs tous plus désolants les uns que les autres. Chacun commençant par l’expression « Moi je crois pas ! », c’est pour lui l’occasion de s’attaquer à des sujets aussi édifiants que les flatulences provoquées par les haricots où l’existence du yéti en passant par la croyance en une vie après la mort. Tout est bon chez Grumberg pour servir de prétexte à une scène de ménage. On aimerait en rire, on n'arrive qu’à en pleurer. Malgré le talent des acteurs, la mécanique tourne à vide et la rengaine s’épuise très vite. Se faisant fort de nous concocter avec ce texte une suite à l’inatteignable 'Fin de partie', Grumberg qui prétend chasser ainsi sur les terres de Samuel Beckett, n’arrive qu’à perdre son public en rase campagne et à rentrer bredouille. Dommage.

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