- Genre :
Arts décoratifs - adresse :
63 rue de Monceau
75008 Paris
Tel : 01.53.89.06.40 - Métro :
Villiers / Monceau - Ouverture :
Le musée est ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 17h30 - Tarifs :
De 4,50 à 6 euros
présentation
Une inscription en lettres dorées sur une porte cochère signale aux passants de la rue de Monceau le musée Nissim de Camondo. Sous le porche, une plaque retrace la fin tragique des derniers descendants de cette famille. Ce musée, symbole de la passion d'un collectionneur épris de l'art du XVIIIe siècle : Moïse de Camondo, nous reste en témoignage. Grand banquier juif, il a vécu à Constantinople avant que sa famille ne décide de son installation à Paris en 1869, afin de développer les activités bancaires de la famille. Son cousin Isaac de Camondo (1851-1911) est un grand mécène, grand acheteur d'objets du XVIIIe mais aussi de tableaux impressionnistes qui furent légués au Louvre à sa mort. Moïse fait reconstruire l'hôtel familial au bord du parc Monceau sur les plans de René Sergent, fortement influencé par le petit Trianon de Versailles pour y accueillir ses collections. Les pièces sont adaptées au boiserie que Camondo achète, le moindre détail se veut respectueux du XVIIIe et lorsque des éléments sont introuvables, des copies de très bonne facture sont réalisées. L'hôtel familial devient un véritable écrin pour les arts du XVIIIe, meubles, peintures, sculptures et objets d'art avec une prédominance pour le Louis XVI. Son obsession de la symétrie, la qualité et la finesse des achats en font un très grand collectionneur soucieux d'harmoniser et de recréer l'ambiance du siècle des Lumières tout en profitant des derniers progrès technologiques. Son divorce, en 1901, le renforce toujours plus dans sa passion. La mort de son fils unique, Nissim, en 1917, le brise. Il sera le dernier des Camondo. Jusqu'à sa mort en 1935, il se consacre à compléter sa collection et lègue cet hôtel à l'Union des Art décoratifs dans le but qu'il devienne un musée, portant le nom de son fils ; 'Cette reconstitution doit servir dans ma pensée à conserver en France (.. .) les plus beaux objets quej'ai pu recueillir de cet Art décoratif qui a été une des gloires de la France, durant la période quej'ai aimée entre toutes' .
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