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dimanche 03 juin

Fil d'actualité [Festival d'Avignon]

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Une éditon 2007 réussie

le 30 Juillet 2007 à 12:00:07

Pour ce 60e anniversaire, le festival IN affiche un taux de remplissage record de 93 %. Le Off, quant à lui, compte toujours plus de spectacles avec pas moins de 930 spectacles joués devant un total de plus de 700.000 spectateurs. Avignon a une fois de plus tenu toutes ses promesses.

Le Festival a du coeur

le 26 Juillet 2007 à 16:19:19

Le Secours populaire peut compter sur le soutien du Festival d'Avignon In et Off confondu. L'association, pour qui un accès à l'art est important, est partenaire avec le Off sur l'ensemble des salles participant à la manifestation. Le I, de son côté, lui offre 250 places pour assister à sa programmation.

'4.48 Pyschose' par Pierre Foviau

le 26 Juillet 2007 à 16:15:38

Associer le personnage du clown à '4.48 Psychose', texte autobiographique de Sarah Kane en instance de suicide, il fallait y penser, et oser. Pourtant, l'autodérision, l'humour et l'ironie ne sont pas totalement absents du texte de l'auteur anglaise. Alors pourquoi pas ? Malheureusement, au bout d'un moment, l'effet patine, et sans aller jusqu'à regarder sa montre, on en vient à souhaiter que l'aiguille marque enfin ces 16h48, moment bienheureux où le personnage, libéré de sa folie, avalera ses barbituriques. La faute de cette perte d'attention est notamment due au jeu un peu lourd du duo, à la scénographie minimaliste qui contrebalance bien les costumes multicolores des interprètes, mais qui de fait laisse glisser le regard d'un bout à l'autre de la scène sans l'accrocher. On allait presque jeter l'éponge quand se passe un de ces mystères que toutes les théories ne parviendront jamais à expliquer, car il est de l'ordre du divin. Alors que son comparse s'assied, le personnage principal incarné par la facétieuse et mutine Céline Dupuis se met face au public et entame son long monologue. Plus de mouvements, plus de pauses clownesques, plus d'effets de voix. Juste une actrice qui réussit à pénétrer l'âme de son auditoire. La langue de Sarah Kane est confuse. Perdue dans ses intentions morbides, ses répulsions, son "enfer", l'auteur laisse parler son coeur, ce qui rend le propos parfois complexe. Céline Dupuis nous délivre une parole qui ne passe pas par l'intellect. Revenue aux sources de l'émotion, elle nous délivre un message enfin intelligible d'horreur, celui d'une femme enfermée et condamnée par ses propres psychoses. Jacques Lassale disait qu'on peut tout faire exploser, à condition d'avoir été enfermé auparavant dans un corset. Cette version loufoque d'un texte des plus difficiles en est l'illustration parfaite. On en ressort déboussolé, sur une autre planète. Libéré, mais plus lourd d'une expérience extraordinaire. Mathieu Laviolette-Slanka

'Angels in America I & II' par Krzysztof Warlikowski

le 26 Juillet 2007 à 16:12:08

Quand tout vous abandonne, même les machines à café, que reste-t-il ? Quand le mensonge brise ce qui vous maintenait en vie, comment réagir ? En introduisant sa pièce par un enterrement, c'est-à-dire par l'adieu à la vie, Tony Kushner renverse l'ordre logique de la pensée et pose un regard méfiant sur ces dogmes sociaux - le couple, la réussite professionnelle, le bonheur - qui régissent et stimulent notre société. Dans une arène cernée par des miroirs brouillés qui renvoient autant d'images frelatées de la vérité, les acteurs se rencontrent, vivent mais surtout se détachent progressivement les uns des autres. Ni le couple hétérosexuel normalisé, ni le couple homosexuel assumé, et encore moins le self made man aux dents longues n'échapperont à la déchéance. Dans ces Etats-Unis aux relents de Pologne, où le capitalisme est honni autant que plébiscité, chacun plie sous le poids de ses paradoxes et s'achemine lentement mais sûrement vers la mort. D'ailleurs, pour s'assurer de cette fin, les morts reviennent, ironiquement pleins de leur certitude, hanter les vivants. Délire ou retour de bâton, le ton est donné : même les anges ne semblent plus capables de comprendre cette urgence humaine qui est le centre de la mise en scène de Warlikowski. Une urgence très palpable quand les gens, lorsqu'ils pètent les plombs, regardent le dîner brûler dans le four comme pour mieux calciner leurs craintes et leurs peurs. Sur ce fond de psychose, des images très douces viennent contrebalancer des sujets également prégnants comme le sida, le coming out ou le sacrifice. Comme un avertissement, ou un tendre regard désabusé sur une époque qui s'autodétruit par manque d'espoir. Kushner parle d'homosexualité, mais le propos de Warlikowski est universel. La peur, le dégoût de l'autre et de soi s'appliquent à chacun, n'importe où et n'importe quand. Et sa mise en scène en fait l'ambigu aveu, passionnément, sincèrement. Mathieu Laviolette-Slanka

'Big 3rd Episode' par Superamas

le 25 Juillet 2007 à 15:33:11

Superamas sort le grand jeu. Scène spectaculaire, moyens techniques, vidéos à profusion et gros son, on ne peut qu'adhérer à son 'Big 3rd Episode', subtile critique de notre asservissement au pouvoir lobotomisant des mass-media. Et pour cause : comme la compagnie le rappelle, "le désir du bonheur, qui est un peu un leurre, sinon un mythe, est un formidable moteur à fantasmes, à projections et à croyances diverses." De deux maux, réfléchir ou rêver, lequel est donc le pire ? Né d'une écriture autovalidée et autopromotionnée, 'Big 3rd Episode' joue forcément la carte du troisième degré à outrance, ce qui vaudra d'ailleurs à ses auteurs quelques "Remboursez, c'est nul" lors des représentations. Une ambiguïté qui met le doigt là où il faut. Impossible de s'empêcher de se trémousser au son de Nirvana ; impossible de ne pas sourire en reconnaissant les allusions à des épisodes mythiques de séries comme 'Sex & the City' ou encore la fabuleuse bande-son de 'Mulholland Drive', de David Lynch. Ces concours de danse à la 'Fame', ou plus récemment l'engouement suscité par le dernier tube de l'été de Gnarls Barkley, on les a tous connus au moins une fois dans notre vie. Et que dire de l'énorme cliché de la jolie femme, enjeu partagé et jalousé dans un groupe de rock ? Superamas nous tend un piège et nous tombons dedans avec délice. Alors bien évidemment, de la critique à l'imposture, il n'y a qu'un pas. Mais la précision des acteurs, leur capacité à reprendre quatre fois de suite une scène à l'identique, la recherche du détail et la générosité de l'ensemble, sans parler de l'humour omniprésent, tous ces éléments nous feront pencher pour un travail soigné et pertinent plutôt qu'une vaste plaisanterie indigne du Festival d'Avignon. Et puis, honnêtement, qui n'a jamais accroché à une série, quelle qu'elle soit ? Alors, puisqu'il faut se résigner à notre état de drogués patentés, rions-en. Mathieu Laviolette-Slanka

Parole de ... Ariane Mnouchkine

le 20 Juillet 2007 à 14:00:00

"Nous avons incrusté des petites lumières dans les lices de la salle. Je peux voir tous leurs visages. Tous nos visages. Ils sont bien rangés. Comme pour une chorale dans un collège anglais, ou un cours à la faculté de médecine. Une classe d’autopsie, ou un petit Parlement des origines. De nos origines. Nichés dans notre nouvel O de bois, ils scrutent notre petite piste oblongue. Ils attendent. Je les vois. Je les crains, je les aime. Les acteurs, eux, sont encore cachés." Extrait d'une lettre à un ami.

Un calme inhabituel

le 20 Juillet 2007 à 10:30:00

Mais que se passe-t-il pour ce 60e anniversaire ? Les rues fourmillent mais cette année la foule se fait rare dans les rues la nuit tombée. Pas de polémique mais un malaise planant sur certains spectacles du In. Le Off, de son côté, avec sa réunification et sa nouvelle organisation, a diminué le nombre de spectacles dans la rue. Une nouvelle ère de calme pour le Festival ?

'Impudique' de Arnaud Devolontat

le 19 Juillet 2007 à 11:30:00

L'amour n'est jamais évident à raconter, et à plus forte raison quand le couple originel de deux passe à trois. Le sujet est néanmoins théâtral par essence, puisqu'il implique un choix, fait agir l'universalité de l'Autre avec l'introspection personnelle, bouleverse l'ordre attendu et donne prise à de nombreux rebondissements possibles. Portée par la musique et la poésie, la compagnie Théâtre d'art s'engage depuis 13 ans dans la description osée des émois sentimentaux. Osée, parce que vraie et juste. Malgré son titre, le spectacle 'Impudique' nous montre avec sensibilité et sans vulgarité le sacrifice d'une femme qui n'arrive plus à satisfaire son amant. Du sexe ? Entre autres. Car indéniablement, ils s'aiment, du début jusqu'à la fin, défauts et infidélités compris. Entre cet amour violent et la frustration latente, le paradoxe est grand, et fatal. L'amour : une question de jouissance, mais pas seulement. Comme le rappelle l'auteur Arnaud Devolontat : "Nous devons notre existence au mystère le plus absolu : l'orgasme." 'Impudique' nous raconte un orgasme violent, porté par la note stridente d'un violon qui expire son plaisir, mais visuellement : pas d'ostentation. Ici, le sexe est sublimé, poétisé par les musiques un peu kitsch parfois mais surtout par le jeu des acteurs : Neus Elfa Puell, tendre et douloureuse image du sacrifice, Adrian Conquet, tout autant convaincant dans le rôle du tiers amant, qui ne trouve sa place avec personne, et qui s'efface peu à peu de la vie même. Une douceur dont on leur sera reconnaissant au vu du sujet éthiquement et esthétiquement risqué. "Ecouter sa sexualité est sûrement l'action la plus engagée, la plus courageuse et la plus périlleuse." Porter ce genre de récit à la scène était tout autant une gageure. A l'heure où des metteurs en scène stigmatisent l'hypocrisie qui entoure le sexe et le nu au théâtre, la compagnie Théâtre d'art réussit le pari de concilier vérité et théâtralité. Mathieu Laviolette-Slanka

'La Vie assez brève de Simon Edgar Funkel' de François Negri et Bertrand Jarrigeon

le 19 Juillet 2007 à 11:04:52

L'homme en noir qui nous regarde sur scène n'a rien d'un comique, et pourtant, impossible de ne pas sourire à son invitation à écouter 'La Vie assez brève de Simon Edgar Funkel'. Un petit garçon qui a eu le malheur de naître différent. Enième pièce sur les horreurs de la solitude et de l'incompréhension des hommes ? Oui et non. Dès le début, Bertrand Jarrigeon pose les bases de son discours : une parole vraie, ressentie, parfois brutale et revendicative mais toujours sensible. Avec des constats désabusés comme "le rire, ça déchire le silence, et puis souvent ça le remplit trop vite", il nous rappelle que derrière l'humour se cache une réalité plus dure, et que même dans notre monde civilisé subsistent l'abandon et la solitude de la différence, stigmatisée en "handicap" pour la plupart, parce qu'il faut bien mettre des mots sur l'Extérieur. Petit bonhomme moqué par ses camarades, adulte malmené par ses collègues, il nous dit des malheurs qui pour lui sont un quotidien. Seuls sa tante et un poisson rouge sauront lui apporter le réconfort qui lui manque, cette attention discrète qui lui permet d'exister au monde par leurs yeux. A lire ces lignes, on pourrait croire qu'il s'agit d'un long lamento geignard. Il n'en est rien. Seul sur scène, l'acteur explore différents âges de la vie de Simon Edgar sobrement, mais de manière assez subtile pour nous émouvoir sans nous apitoyer. Fait de coups de gueule, de sourires et d'attendrissement, le texte rédigé à quatre mains de François Negri et Bertrand Jarrigeon a la simplicité de l'évidence : tendre, fort, engagé, vrai. L'acteur s'emballe d'ailleurs de plus en plus, et côtoie la limite dérangeante du manifeste pour la dignité humaine : qu'importe la différence, du moment qu'on est Homme. Peut-être pas de quoi résorber la faim dans le monde, mais suffisant pour nous faire réfléchir. Et à ce titre, admirable. Mathieu Laviolette-Slanka

Remise du fond d'action artistique 2007

le 16 Juillet 2007 à 18:06:49

Grâce aux recettes du Festival Off 2007, huit compagnies choisies par une commission de professionnels, recevront chacun 4.000 euros correspondant au fond d'action artistique 2007. Les heureux élus sont : le théâtre Alibie avec 'Prométéo', association Poursuite avec 'Beyrouth adrénaline', le Boustrophédon avec 'Court Miracles', Eva prod avec 'Tougwonka', le Théâtre du fil avec 'Les Blousons noirs', la Cie Janvier avec 'Le Corps à Gégé', le Théâtre de la Mandragore avec 'Le Cabaret d'quat'sous' et Plein feux avec 'Cinq filles couleur pêche'.

'Attitude Clando' de Dieudonné Niangouna

le 16 Juillet 2007 à 15:55:56

La parole de Dieudonné Niangouna, comme le cercle de braise du Jardin de la rue de Mons dans lequel il entre chaque soir, est flamboyante, ardente. Ce cercle inscrit sur le sol est à la fois ouvert sur l'espace de la parole et fermé aux autres comme l'est ce "clando" anonyme et solitaire incarné par Dieudonné Niangouna. La puissante interprétation de ce monologue au rythme et aux images fortes est revendication de l'attitude d'un clandestin toujours en fuite rattrapé par ses souvenirs : la mort, la guerre... La parole haletante, effrénée, entre slam et rap, essaye de résister à cette violence et aux lacunes de la mémoire. A bout de souffle, cette fuite en avant vers la liberté n'a de cesse de ne pas oublier davantage qui cet homme a été et ce qu'il est devenu. Originaire de Brazzaville, comédien, auteur, metteur en scène, Dieudonné Niangouna inscrit son travail à travers les déchirures des années de guerres civiles de la République du Congo. Il questionne le rapport entre parole et individu : "Je voulais éloigner la parole de son sens de représentation. Je me demande encore combien je suis en nous." Jean-Baptiste Touja

COMPLET !

le 16 Juillet 2007 à 10:31:39

La rumeur courait depuis l'ouverture du Festival mais la voilà rapidement confirmée : le billet d'entrée est devenu une denrée rare sur Avignon cette année. 'Les Ephémères' d'Ariane Mnouchkine, 'Le Silence des communistes' par Jean-Pierre Vincent, 'Les Feuillets d'Hypnos' par Frédéric Fisbach ou encore '36 avenue Georges Mandel' de Raimund Hoghe joueront tous à guichet fermé. Pour satisfaire le spectateur, des représentations supplémentaires de ces spectacles ont été programmées. Hélas, elles sont déjà toutes... complètes !

'Radio mon amour' de Gérard Gélas

le 16 Juillet 2007 à 10:20:37

Samedi, jour des courses et des files d'attente aux supermarchés. Dans un appartement coquet, aux tons colorés orange et rose fushia, un couple surgit. Elle, enjouée et enivrante de gaieté, lui plus morose et visiblement insensible à toutes les petites marques d'affection qu'elle tente de lui donner. Tragédie du couple de banlieue, soumis à la monotonie de l'immobilisme et sans espoir de fuite. Rapidement, un troisième personnage s'immisce dans cette morne mécanique : Charles de la Strada, un animateur radio qui redonne du rose aux joues et à la vie des ménagères toute tranche d'âge confondue. Car entre le cannabis frelaté et les jeux vidéo qui transforment le moins que rien en star virtuelle du football, tout est bon pour s'évader de cette réalité grise que les couleurs des jupes d'Estrella ne parviennent pas à raviver. Alors, Charles : fantasme, hallucination, habile montage ? Le doute plane. "Voudrait planer" serait plus exact. Car si le dynamisme des acteurs est bien réel, la pièce elle-même souffre malheureusement d'une absence de sens et de construction dramatique qui la rend vite indigeste. Quelque chose ne passe pas. Les ficelles sont grosses comme des câbles, Charles de la Strada en fait trop - c'est son rôle, certes, mais cela devient franchement désagréable au bout d'une heure et demie - et Alice Belaïdi, toute mignonne qu'elle est, ne parvient pas à nous toucher alors que le désespoir de son personnage est réel. Damien Rémy, investi dans son rôle de lascar au grand coeur, semble encombré de ses grands bras, de ses grandes jambes. Le ton est forcé, les moyens sont là, le coeur y est peut-être mais nous, définitivement non. C'est dommage, le sujet était pourtant porteur. L'auteur et metteur en scène Gérars Gélas nous explique même que "'Radio mon amour' parle de la manipulation médiatique et des amours impossibles." On le croit. On aurait aimé le voir. Mathieu Laviolette-Slanka

'Feuillets d'Hypnos' par Frédéric Fisbach

le 16 Juillet 2007 à 10:12:38

Frédéric Fisbach investit la cour du Palais des papes. Comme il l'annonce lui-même, c'est "une présence au long cours" : pendant trois jours, le public est invité à s'immiscer au coeur de l'acte théâtral. De fait, il pourra "questionner". C'est important, car selon le metteur en scène, le texte et le contexte questionnent, l'action questionne, l'actualité questionne. Finalement, tout questionne, à défaut de dire et d'affirmer une quelconque vérité dramatique. Et c'est bien le problème : à trop vouloir questionner, on ne répond à rien. Sur une scène érigée en lieu neutre - pas de forme particulière, des tons blancs - où des êtres se rencontrent sans interagir les uns avec les autres, sept acteurs se partagent les 237 pensées que René Char a écrites lorsqu'il appartenait à la Résistance. Des témoignages historiques ou des aphorismes, mais toujours issus d'un questionnement intime : "écrits pour lui-même". Et qui a ce titre n'auraient jamais dû être représentés sur scène, ou bien pas dans ces conditions. Désincarnant les phrases pour leur donner plus d'universalité, la mise en scène de l'auteur associé du Festival 2007 aboutit à une série de beuglements ou de pseudo chuchotements qui, au lieu de nous faire pénétrer dans cette intimité difficilement accessible, nous transmet des phrases vides de sens. De temps en temps, un coup de feu claque, une femme aboie, sans doute pour nous réveiller. "S'il n'y avait pas l'étanchéité de l'ennui, le coeur s'arrêterait de battre." Une étanchéité mise pour le coup à rude épreuve, car l'arrêt cardiaque n'est pas loin : ce vain gâchis d'un recueil éminemment poétique est un concentré caricatural de tout ce que l'on peut actuellement redouter en termes de mise en scène. De la cour, on entend entre deux bâillements les applaudissements et les rires des autres spectacles. Amertume : au coeur de l'une des plus belles scènes de France, Fisbach réussit l'exploit de nous faire regretter d'y être. Mathieu Laviolette-Slanka

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