Le Figaro
Une semaine de vacances

Une semaine de vacances

de Christine Angot

Editeur : Flammarion Parution : 5 Septembre 2012 Commandez avec 5% de remise sur Fnac.com - livraison gratuite

« Une semaine de vacances »

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1169089 Au jeu des records, Christine Angot remporte une première victoire : celle du plus grand nombre de... Au jeu des records, Christine Angot remporte une première victoire : celle du plus grand nombre de fellations dans le plus petit nombre de pages. Cette performance est admirable pour deux raisons. La première, c’est que ce sont des fellations créatives, agrémentées d’accessoires originaux tels qu’une tranche de jambon ou des quartiers de clémentine. La deuxième, c’est que toutes sont prodiguées par une fille à son père, ainsi qu’on l’apprend au détour d’un dialogue. Une semaine de vacances est donc un roman sur l’inceste, pour changer. L’action, si on peut dire, se déroule en 1975 (il est question de la mort de Franco et d’Ajar qui refuse le Goncourt) ; papa a emmené sa fille adolescente en vacances pour une semaine, et cet épicurien ne lésine pas sur ses plaisirs. Le midi, on mange dans des restaurants étoilés. Le reste du temps, on baise. Christine Angot reste évasive sur les menus des repas, et c’est bien dommage ; en revanche, elle est intarissable sur les pipes, les tripotages, les caresses, les 69 et les sodomies. L’essentiel du roman consiste dans la description des positions et des pratiques qu’il lui inflige : met ta jambe ici, tourne-toi comme ça, etc. Quand Houellebecq plagie Wikipédia, tout le monde lui tombe dessus ; quand Angot recopie le Kama Sutra, personne ne dit rien. Scabreux, monotone, fabuleusement complaisant, Une semaine de vacances porte l’art de son auteur à un point de perfection tel qu’on craint qu’elle ne fasse jamais mieux. Inceste, vaseline et cruauté mentale : comment aller plus loin dans le sordide ? De livre en livre, la romancière resserre en tous cas son travail autour de ses points centraux, en écartant le reste. Au plan de l’économie romanesque, c’est une sorte de chef-d’œuvre minimaliste : peu de vocabulaire, très peu d’action, moins de 140 pages en gros caractères avec d’énormes marges. Mais surtout, elle se recentre sur ses vrais sujets, et va directement à l’essentiel, dès les premières pages, c'est-à-dire dans « un chiotte » Certains diront que ce livre peut aussi y finir. On n’ose pas dire qu’ils sont mauvaises langues. 1

critiques & avis

la critique evene

 
Evene par Bernard Quiriny

Au jeu des records, Christine Angot remporte une première victoire : celle du plus grand nombre de fellations dans le plus petit nombre de pages. Cette performance est admirable pour deux raisons. La première, c’est que ce sont des fellations créatives, agrémentées d’accessoires originaux tels qu’une tranche de jambon ou des quartiers de clémentine. La deuxième, c’est que toutes sont prodiguées par une fille à son père, ainsi qu’on l’apprend au détour d’un dialogue. Une semaine de vacances est donc un roman sur l’inceste, pour changer. L’action, si on peut dire, se déroule en 1975 (il est question de la mort de Franco et d’Ajar qui refuse le Goncourt) ; papa a emmené sa fille adolescente en vacances pour une semaine, et cet épicurien ne lésine pas sur ses plaisirs. Le midi, on mange dans des restaurants étoilés. Le reste du temps, on baise. Christine Angot reste évasive sur les menus des repas, et c’est bien dommage ; en revanche, elle est intarissable sur les pipes, les tripotages, les caresses, les 69 et les sodomies. L’essentiel du roman consiste dans la description des positions et des pratiques qu’il lui inflige : met ta jambe ici, tourne-toi comme ça, etc. Quand Houellebecq plagie Wikipédia, tout le monde lui tombe dessus ; quand Angot recopie le Kama Sutra, personne ne dit rien. Scabreux, monotone, fabuleusement complaisant, Une semaine de vacances porte l’art de son auteur à un point de perfection tel qu’on craint qu’elle ne fasse jamais mieux. Inceste, vaseline et cruauté mentale : comment aller plus loin dans le sordide ? De livre en livre, la romancière resserre en tous cas son travail autour de ses points centraux, en écartant le reste. Au plan de l’économie romanesque, c’est une sorte de chef-d’œuvre minimaliste : peu de vocabulaire, très peu d’action, moins de 140 pages en gros caractères avec d’énormes marges. Mais surtout, elle se recentre sur ses vrais sujets, et va directement à l’essentiel, dès les premières pages, c'est-à-dire dans « un chiotte » Certains diront que ce livre peut aussi y finir. On n’ose pas dire qu’ils sont mauvaises langues.

l'Avis du public

 
 
  • mimicassbrik

    15/09/2012 05h32 Je viens de le lire, en 1h, j'ai été prise dans l'engrenage de ne pouvoir dire non et le reposer pendant 1h. Je ne l'ai pas du tout aimé, j'ai été mal a l'aise mais je n'ai pas pu le fermer. Si le but de Mme Angot est de nous faire comprendre dans quelle spirale on peut se retrouver otage d'une relation incestueuse presque consentie ben cela a marché avec moi, mais après lecture je susi juste en colère contre moi de l'avoir poursuivie.  

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  • quairiat

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