



Conseillez le livre "La Maison des rencontres" à un ami
« Il y avait une rencontre, et il y avait un départ, et puis les années de séparations reprenaient. »
| Accueil | Actualités & anecdotes | Critiques & avis | Galerie Vidéos | Galerie Photos | Citations & extraits | Aussi sur Evene | Quiz & forum | Idées cadeaux |
Sibérie, 2004. Tandis que résonnent les rumeurs de la guerre en Tchétchénie, un vieil homme revient sur les lieux de son passé. Au goulag, où il fut interné pendant 10 ans, même s'il s'était 'illustré' dans les rangs de l'Armée rouge, et parmi ses milliers de codétenus, il y avait aussi son frère, aussi idéaliste que lui-même était cynique. Mais un lien les unissait : une femme, qu'ils aimaient tous les deux. Et c'est au camp, à la veille de la déstalinisation, que le destin de ce singulier trio allait basculer, dans un endroit étrange baptisé la Maison des rencontres.

par Thomas FlamerionSon précédent roman, ‘Chien jaune’, traînait un peu la patte... Pourtant Martin Amis, qui compte au rang des plus grands écrivains britanniques contemporains, a l’art de rebondir en allant, pourquoi pas, tremper sa plume dans de lointains horizons. Il s’offre avec ‘La Maison des rencontres’ un surprenant voyage aux confins de la Sibérie. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, au moindre faux pas - ou selon le sens du vent -, le communisme victorieux envoie valser ses rejetons derrière les grilles du goulag. Un homme y retrouve Lev, son demi-frère, demi-portion qui lui a volé son amour, et au passage, une bonne partie de sa vie. Jusqu’aux récentes et médiatiques prises d’otages, la fraternité hésitera entre la jalousie et le sens du devoir.
Dans ce témoignage d’une vie de souffrances, tant subies qu’infligées, d’un père à sa fille, Amis réussit le tour de force de parler d’amour au coeur de la barbarie, au sein de la misère la plus noire. Son regard perçant sonde l’âme russe, de l’horreur des camps à la répression aveugle du terrorisme. Il dépeint un Etat total, une entité de granit hantée par les chiens sauvages, où les individus relèvent de types, de castes, où une poignée de vies ne vaut pas un kopeck.
Les territoires de la fiction n’ont pas de frontières ; Martin Amis n’a pas à rougir de sa vision du goulag et de la Russie. Et si l’on peut être gêné par les extrapolations suggestives ou une tonalité faiblement nuancée, reste que l’écrivain signe un ouvrage juste et assumé. Jamais avare d’un bon mot ou de références culturelles bien senties, il habille la réalité brutale d’une langue appuyée, toujours soignée. Son roman russe marche sur les pas de Soljenitsyne mais s’avère plus dostoïevskien dans la forme. Martin Amis, c’est la force des mots et la grandeur du message. ‘La Maison des rencontres’ est porté par un puissant souffle glacial et un style infaillible.
Traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner
Prix éditeur : 19.5 euros - Prix alapage.com : 18.52 euros
Nombre de pages : 288 pages ISBN : 9782070781997Commandez le livre "La Maison des rencontres"
avec 5% de remise sur alapage.com [Livraison gratuite]
Et vous ? Vous avez lu ce livre ? Faites nous part de vos impressions !
Donnez votre avis sur "La Maison des rencontres"
Nouvel Observateur - Didier Jacob (8 Mai 2008)
A dénoncer les cruautés du goulag, Amis perd son humour légendaire, et son style, étincelant d'habitude, évoque le gris morne d'un paysage désolé.
Le Magazine littéraire - Bernard Quiriny (Mai 2008)
(.. .) qu'il parle d'amour, de détenus affamés ou de torture, le romancier britannique donne toujours l'impression de vouloir faire un bon mot. Face à l'ampleur du sujet, qui exigerait peut-être d'autres moyens, on ne peut s'empêcher de trouver à ce texte, honnête mais décousu, un côté un peu dérisoire.
Découvrez les livres audio
[Romans]
disponibles en téléchargement
Tous les livres [Romans] disponibles sur Evene Livres Audio
La première phrase
Chère Vénus,
Si ce qu'on dit est vrai, si mon pays est mourant, je crois alors que je pourrai expliquer pourquoi.
La phrase à retenir
En rédigeant mon histoire, je crée un miroir. Je me vois moi-même. Regarde son visage. Regarde ses mains.
Morceau choisi
Un autre café, une autre cigarette, et je monte sur le pont. Les étendues de Sibérie, l'immensité vert olive - cela te ferait peur, je crois bien ; mais les Russes, là, ils se sentent importants. La masse de cette terre, de ce pays, la dimension de l'enjeu pour la planète : c'est cela qui nous hante, et c'est cela qui projette l'Etat dans la folie... Nous naviguons vers le nord, mais vers l'aval. Une anomalie, semble-t-il. Vu du pont, [... ]
- chapitre : Première partie - 1 - page : 23 - éditeur : Gallimard - date d'édition : 2008 -
Plus sur "La Maison des rencontres" sur Evene.frArchive
Prix Femina étranger 2008[Prix littéraires]Lieu : Hôtel Crillon - Parisle 03/11/2008
Depuis 1904, le Prix Femina marque la rentrée littéraire par son importance majeure. Son jury, exclusivement féminin, poursuit l'objectif initial de constituer une alternative au prix Goncourt, qui ne s'intéressait alors pas aux femmes de lettres.
|
Actualité [livres] |
12 écrivains américainsLES BELLES ETRANGERES 2009 |
Voyage au bout de l'InuitINTERVIEW DE JØRN RIEL |
La voix de La HavaneINTERVIEW DE LEONARDO PADURA |
Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.
Abonnez-vous à la Citation du jour
ROMANS
» Ce que je sais de Vera Candida
ESSAIS - DOCUMENTS
» Le Caméléon
POCHES
» Journal d'une année noire
B.D.
» L'Ile du Doktor More O.
BEAUX LIVRES
» Andy Warhol
PRATIQUES
» Mes desserts de sorcière
MANGA
» Sky Hawk
JEUNESSE
» Hänsel et Gretel
10/18, Actes Sud, Albin Michel, Babel, Belfond, Calmann-Lévy, Christian Bourgois, Danielle Steel, Denoël, Douglas Kennedy, Fayard, Flammarion, Folio, Gallimard, Grasset, Haruki Murakami, Joyce Carol Oates, Le Livre de Poche, Luis Sepulveda, L’Olivier, Métailié, Paul Auster, Philippe Picquier, Pocket, Points, Presses de la Cité, Rivages, Robert Laffont, Seuil, Yoko Ogawa
|
