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« Maintenant tout le monde sait, même en Province, que la vraie vie n’existe pas, quel seul l’argent existe »
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'Le mot de déréliction désigne un état de solitude morale, un abandon de Dieu. Pierre al-Hamdi avait beau ne plus croire en Dieu depuis une période de troubles qui avait suivi sa communion catholique, il trouvait que la déréliction lui allait comme un gant. L'image du gant, un peu convenue, lui vint alors qu'il regardait une vitrine au biais de la rue Saint Honoré et de la rue Duphot. Pas de gants, mais des bracelets et des ornements de coiffure si jolis, si compliqués, qu'ils arrêtèrent le sanglot qui lui envahissait la gorge.' Décembre 2007, Pierre al-Hamdi, un petit escroc cogneur de femmes cherche une fille à aimer ou à rançonner dans le faubourg Saint-Honoré. Fasciné par une jeune Anglaise qu'il aperçoit à un balcon de la rue de Castiglione, il découvre qu'elle est mêlée à un curieux projet cinématographique : l'hyper-Justine. Sofia Coppola pressentie pour le diriger s'est associée avec une artiste contemporaine de renommée mondiale mais de réputation sulfureuse : Thérèse Legros de son vrai nom Marie Thérèse Adélaïde Atalante de Vermandois, marquise des Vertus. Jusque là rien qui puisse intéresser Pierre ; le choc vient quand il découvre que le scénario du film librement inspiré de Sade raconte l'histoire de la mort de sa mère, mannequin volant, assassinée au Yemen en 1977 alors qu'il avait huit ans. Pierre se retrouve en face d'un adversaire redoutable. Par un curieux effet du hasard les deux adversaires que tout oppose sont unis par plusieurs liens mystérieux.

par Faustine AmoréAprès ‘Anthologie des apparitions’ et ‘Nada exist’, Simon Liberati livre avec ‘L’Hyper-Justine’ un objet littéraire déconcertant. Chronique de la rencontre entre la vieille aristocratie et le monde du show-business, ‘L’Hyper-Justine’ débute sur une bien surprenante coïncidence. Une conversation mentionne le dernier projet cinématographique de Sofia Coppola : Pierre Al-Hamdi, le narrateur, y prêtant de loin une oreille distraite, reconnaît l’histoire de la mort de sa mère, assassinée au Yémen. La soirée peut commencer… Envolée métaphorique assimilant la société à un espace de débauche généralisé, ce roman donne l’occasion à l’auteur l’occasion d’explorer ses obsessions : prostitution, mutilation, décapitation, mais aussi argent, sexe, libertinage et corruption… Pas de bons sentiments ni de happy end chez Liberati, lequel, avec sa bonne dose de lucidité, met une claque cinglante à bon nombre de ses compères de la scène littéraire française. Comme Sade, qu’il admire, il puise ses racines dans le maniérisme de l’esthétique baroque, en refusant les lignes droites et les raccourcis simplificateurs au profit de trajectoires courbes et inattendues. Et affirme au passage son goût pour le trompe-l’oeil et pour la mise en scène des corps et des postures. ”Voix du vice ou de la folie qui s’amuse à dire la vérité”, ‘L’Hyper-Justine’ est une hyperbole cynique et érudite, regorgeant de références, pas toujours évidente à cerner, mais assurément passionnante.
Prix éditeur : 20 euros - Prix alapage.com : 19 euros
Nombre de pages : 336 pages ISBN : 9782081214408 > Commandez le livre "L’Hyper-Justine" avec 5% de remise sur 
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Livres hebdo - AL. F. (26 juin 2009)
A la fois chic et vulgaire, aristo et voyou, son 'Hyper-Justine' ne plaira certainement pas à tout le monde.
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La première phrase
Le mot de déréliction désigne un état de solitude morale, un abandon de Dieu.
La phrase à retenir
La plupart des gens sont prévisibles : ils prennent l'air triste ou ennuyé quand on leur rapporte des malheurs, de même qu'ils rient ou font semblant, ou délibérément ne font pas semblant, quand on balance un joke.
Morceau choisi
Paul regardait la première page, celle que Janine lui avait abandonnée, c'était la plus précieuse, là où était reproduit le photomaton. On voyait la Sultane telle que Pierre l'avait perdue un jour d'automne, un peu plus jeune peut-être, avec un blouson de cuir qu'il ne lui connaissait pas, un truc de loubard, mais chic, en beau cuir noir avec des clous. Elle ressemblait à une chanteuse de l'époque, Valérie Lagrange. A côté il y avait [... ]
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Journaliste pour le magazine FHM durant vingt ans, Simon Liberati publie son premier ouvrage, 'Anthologie des apparitions', à l'âge de 44 ans. Roman considéré culte par la critique et traitant de la période de l'adolescence. En 2007, il publie son deuxième roman, 'Nada exist' dont le personnage principal est un photographe de mode en décadence. En 2009, il se voit décerner le prix de [...]
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