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10/10/2008 12h00 Voilà quelque temps que mon fils m'a fait connaître Anis et j'en suis ravie car j'aime beaucoup ce grand chanteur. J'ai eu la chance d'aller voir son show-case à la Fnac du Forum des Halles, mes places pour la Cigale sont prises depuis plusieurs mois, bref pour vous dire que Anis vaut vraiment la peine qu'on se dérange pour aller l'écouter, chansons à texte et musiques très diversifiées je vous conseille le détour ! Oui je suis une grande fan pourtant j'ai 54 ans !!!!!
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INTERVIEW D'ANIS Anis, compagnon de la chanson
Propos recueillis par Leïla Forissier pour Evene.fr - Janvier 2006 - Le 23/01/2006
« INTERVIEW D'ANIS »
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Tout l'été, vous l'avez entendu pousser la chansonnette sur le service public. Anis a fait un joli cadeau à la chanson française : un album original et sincère intitulé 'La Chance…'. Il remontera sur scène à partir du mois d'octobre. Rencontre avec un artiste qui vit pour sa musique et enchante sur scène.
Votre album s'appelle 'La Chance…'. Pourquoi ce titre ?
Je pense qu'à un moment la chance peut jouer dans la vie de chacun. La chance ou la poisse, d'ailleurs. Tout n'est jamais rose. J'aurais bien appelé mon album 'La Scoumoune et la chance', et puis j'ai décidé de simplement suggérer ce qui était de l'ordre de la malchance, d'où les points de suspension du titre définitif. J'ai aussi voulu me rappeler du parcours qui a été le mien ces dernières années. Je pense avoir eu de la chance par rapport aux rencontres que j'ai faites, qui étaient les bonnes avec les bonnes personnes, aux bons moments. A commencer par ma manager, sans qui je n'en serais pas là aujourd'hui. Nous sommes vraiment indissociables. Au niveau de ma maison de disques, c'est pareil, j'ai eu la chance de pouvoir choisir. Artistiquement je fais ce que je veux, je n'ai absolument aucune contrainte ici. Si jamais j'arrive avec un projet de house pour mon prochain album, ce ne sera pas évident, mais on le fera.
Vous avez assuré les premières parties d'artistes reconnus tels que Tété, Cali... Parlez-nous de ces rencontres ?
Tété et moi nous sommes rencontrés il y a un an et demi, par le biais de nos producteurs respectifs. Un respect mutuel s'est tout de suite installé entre nous. Je connais un peu son parcours : commencer simplement avec guitare et voix, jouer dans la rue, s'incruster dans les festivals, et arriver à développer quelque chose. C'est comme ça que j'ai commencé. J'ai donc fait les premières parties de Tété en province et une date à l'Olympia en mai 2003. C'était un très beau cadeau de sa part, une très belle opportunité pour quelqu'un comme moi, qui tournait à l'époque dans de toutes petites salles, qui n'avait jamais fait de têtes d'affiche. De même pour Cali, avec qui la rencontre s'est plus ou moins déroulée de la même façon. Nous avons la même maison de disques et c'était une occasion unique pour moi. Jouer à l'Olympia était très impressionnant, c'est une salle qui dégage quelque chose, une classe particulière.
On trouve dans votre album différentes influences, du rap au reggae en passant par le blues. Alors, quelles sont vos références ?
J'adore le hip-hop, j'ai grandi avec, qu'il soit français, américain, brésilien, anglais… Ensuite reggae, blues, soul, chanson française aussi. Je suis de même ouvert à tout ce qui est électro, pop, je ne me mets aucune barrière. J'ai dernièrement découvert Sharon Jones, et le Mardi Gras Brass Band, un groupe allemand aux influences assez soul, avec des cuivres, une fanfare qui joue tout en feeling, un jeu collectif vraiment excellent. Au-delà de ça j'écoute toujours les classiques qui me suivent partout où je vais, John Lee Hooker, Nina Simone, Billie Holiday, Bessie Smith, ainsi que KRS One, Oxmo Puccino pour le hip-hop. Pour ce qui est du reggae, j'aime aussi les grands classiques, mais ma préférence va vraiment pour la période avant le rasta : Desmond Decker, Prince Buster. Bref, le ska et le rocksteady fifties, à l'ancienne.
Vous considérez la scène comme un exutoire. Plus généralement, la musique est-elle pour vous une sorte de liberté ?
Absolument, avec forcément des contraintes lorsqu'elle devient un métier, mais faire de ma passion mon métier est une forme de liberté en soi. Cela a toujours été mon rêve, depuis que je suis tout gamin. A 8 ou 9 ans, avant de m'y mettre sérieusement, j'écoutais mes disques et je chantais en play-back, je jouais de la air-guitar, je savais que je voulais en faire ma vie, j'avais vraiment la fibre pour ça. J'ai bien sûr eu des doutes pour ce qui était de tirer mon épingle du jeu, mais je n'ai jamais remis en cause la place que je souhaitais donner à la musique dans mon parcours.
Pour en arriver là, il a sans doute fallu prendre des risques. En avez-vous eu conscience à un moment donné, ou cela s'est-il fait dans une certaine continuité ?
Ce n'était pas une continuité, la prise de risque a été nécessaire. A un moment donné il faut tout lâcher. C'est exactement comme ça que je le voyais. Une personne qui ne prend jamais de risques n'aura que ce qu'elle est allée chercher. Pour arriver à quelque chose il faut d'abord se lancer, que ce soit pour un album ou pour monter une entreprise de maçonnerie. La musique, comme tout domaine, comporte sa part de danger. Ça passe ou ça casse, mais pas de regret. Ma décision d'aller jouer dans le métro fait partie de ces moments où je me suis lancé, mais c'était aussi la solution idéale pour moi, qui m'a permis d'arrêter les petits boulots sous-payés, qui m'éloignaient de la musique. J'ai donc vécu comme ça pendant trois ans, avec une interruption d'une année durant laquelle je suis parti en Martinique avec ma manager afin de monter mon projet avant de revenir à Paris.
On sent à l'écoute de vos textes que vous avez connu des difficultés. Pourtant votre musique est assez positive. Alors, êtes-vous un optimiste ?
En fait je suis quelqu'un d'assez râleur et pessimiste au quotidien, mais c'est vrai que globalement, je suis assez optimiste. Je reconnais que cette tendance positive peut disparaître comme ça, très rapidement, pour pas grand-chose. C'est aussi un peu pour ça que j'ai appelé mon album 'La Chance…', pour essayer de forcer un peu le destin, peut-être.
Vos paroles dénoncent d'une certaine façon une société de plus en plus controversée. N'avez-vous pas peur d'être catalogué par certains comme 'chanteur engagé' ?
Je ne pense pas que mes textes soient réellement engagés au sens où on l'entend en général. Je ne fais que parler d'une situation qui existe. Quel que soit le milieu social d'où l'on vient, c'est de plus en plus rude : le coût de la vie devient complètement absurde, tout comme le logement à Paris ; c'est une situation ridicule, toutes ces choses sont énervantes, la sécurité abusive, cette image qu'on envoie de la banlieue pour effrayer la France entière, alors que 10% à peine de la population concernée est à l'origine de ce qui se passe… Je pense qu'il ne faut pas non plus stigmatiser ces 10% là. Il y a une espèce de grande hypocrisie en France, et ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas le seul pays, les Anglo-Saxons n'ont rien à nous envier de ce point de vue-là. Cela dit, on est obligés de faire avec, d'essayer de ne pas céder, on est tous dans le même bateau. Si ce que je dis là ressort dans mes chansons, je suis d'accord, mais être un porte-parole, surtout pas. J'exprime d'abord ce que je ressens, ensuite si d'autres personnes se sentent représentées à travers moi, très bien, mais ce n'est pas du tout ce que j'ai cherché. Je veux rester avant tout un musicien, un bon chanteur, crooner pourquoi pas, je trouve que c'est une image plutôt classe que ringarde, et si je chante des textes engagés ce ne sera jamais calculé, cela viendra spontanément. J'aime beaucoup la légèreté aussi, je n'aime pas du tout la chanson engagée démagogue comme en font certains groupes qui n'apprennent finalement rien à personne, surtout lorsque ce n'est pas bien mis en musique.
Dans le premier single de l'album, 'Cergy', vous chantez votre ville, votre vie. Vous dites dans cette chanson qu'il n'y a pas de quoi en faire un roman. Alors pourquoi ce désir d'en faire une chanson ?
Je n'y vis plus, mais j'y retourne assez souvent, voir mes amis, faire un petit tour… J'ai voulu faire une chanson sur cette ville parce que j'y ai passé plus de 15 ans de ma vie, de l'enfance au début de l'âge adulte, ce qui est tout de même considérable. C'est un endroit qui m'a marqué. C'est aussi là-bas que j'ai appris la banlieue. C'est un milieu très riche et diversifié culturellement, qui n'est pas du tout semblable à ce qu'on peut exposer dans les médias, justement. C'est de tout ça dont je voulais parler, je voulais chanter ma ville comme je l'ai vécue : je n'ai pas grandi dans une cité, dans des habitations insalubres, ce qui était en revanche le cas de beaucoup de mes amis, et je me rendais tout à fait compte de la chance que j'avais par rapport à eux. Je n'ai pas voulu tricher dans ma chanson. A côté de ça, j'ai quitté Cergy sans regret. A l'adolescence, on passe son temps à rêver de partir, d'aller voir ailleurs, et c'est ce que j'ai fait. Mais qui sait, j'aurai peut-être une maison là-bas dans 10 ans !

Des projets musicaux, pour l'avenir ?
Je passe le 3 mai au Bataclan, et je suis en tournée partout en France jusqu'au mois d'août prochain, ainsi qu'en Belgique, au Canada, et en Suisse. En ce qui concerne un deuxième album, ça commence à se préciser, mais je pense plutôt me concentrer sur les concerts avant de réellement penser à la suite. La scène est vraiment un atout pour moi, je sens que le public suit, et j'en suis très heureux. Je trouverais ça génial qu'il m'arrive la même chose qu'à Tété, qui, sans vendre excessivement d'albums, peut faire des concerts n'importe où en ayant toujours un public qui l'attend. Avec l'équipe, on travaille beaucoup sur le côté scène, c'est de mieux en mieux, et je pense qu'on est partis pour des années.
Comment a été sélectionnée la chanson 'Cergy' pour être chanson de l'été sur France 2 ?
Ce sont les progammateurs de France 2 ainsi que la maison de disque, ma manager et moi-même qui avons choisi les titres.
Un sujet quelque peu inhabituel pour un tube de l'été ?
Cette chanson n’est pas forcément un titre qui parle d’un sujet social bien qu’on puisse y voir un contenu "engagé". Je ne l’ai pas écrite dans cette vision. Pour moi c’est plutôt une chanson légère mais à vous de vous l’appropriez comme vous voulez.
On ne t'as pas vu entrain de te déhancher sur une chorégraphie endiablée ?
Non, moi je ne me déhanche pas trop mais ça m’arrive. Laissons les professionnels s’y coller ; d’ailleurs il y a d’excellents danseurs dans les vignettes.
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06/02/2012 04h56 Mon coup de coeur de ce début d'année ! Un album au mélange rock-électro mélodieux et enjoué, un son unique, tout simplement top !!!
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