-
Electro, musique nouvelle
Le Voyage Dans La Lune
-
Pop-rock
Django Django
-
Pop-rock
Born to die
-
Pop-rock
Fold it ! mold it !
-
World et reggae
Area 52
-
Chanson
Second Tour
-
Jazz, soul, funk
Lioness : Hidden Treasures
-
Jazz, soul, funk
Love Revolution
-
Jazz, soul, funk
Rio
INTERVIEW D’ETIENNE DE CRECY Sampler et sans reproches
Propos recueillis par Simon Murin et Rémy Pellissier pour Evene.fr Photos (c) Sébastien Dolidon - Novembre 2007 - Le 05/12/2007
L’un des créateurs de la célèbre “French Touch” a évolué. Après avoir sorti une série d’albums marquants, son actualité est aujourd’hui chargée : un disque disponible en digital (‘Live on Neptune’), qui fait revivre en six titres son fameux concert de cet été à Versailles, et quelques concerts à la scénographie époustouflante, avec une structure géante sur scène, projections et “gros son” à la clé.
Etienne de Crécy nous accueille dans son studio parisien, d’où sortent toutes ses productions actuelles. Autour d’un thé qui réchauffe tout le monde en cette froide ambiance hivernale, la discussion suit son cours à bâtons rompus, sympathique et conviviale. Le célèbre compositeur et DJ français nous livre son histoire, sa vision de la musique électronique, et ses derniers projets. Instructif.
Pour les gens qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous nous retracer rapidement votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?
Les premiers disques que j’ai sortis, c’était en 1992. Des maxi-vinyles avec Philippe Zdar du groupe Cassius. On avait monté un groupe qui s’appelait Motorbass. Ensuite, j’ai sorti l’album ‘Patsoul’ avec Motorbass en 1994 et puis en solo l’album ‘Superdiscount’. Après, il y a eu ‘Tempovision’ en 2000, ‘Tempovision Remixes’ en 2002, ‘Superdiscount 2’ en 2004 et pleins de maxis sous le nom de Molodjee sur le label Poumtchak et puis d’autres choses, à droite à gauche.
Comment définiriez-vous votre style musical ?
Ca évolue tout le temps. Je pense avoir une personnalité dans le son, mais je ne suis pas attaché à un style musical. J’ai du mal à faire la même chose longtemps. Pourtant je pense qu’il y a quelque chose de reconnaissable dans ma musique, mais ce n’est pas calculé, ce n’est pas voulu. Ce que je cherche vraiment, c’est à évoluer.

Comment cela va-t-il se passer pour votre nouveau projet ?
Je ne joue pas avec des ordinateurs, mais avec des synthétiseurs, des boîtes à rythmes. Tout est préprogrammé. Je ne joue pas vraiment. En live, je fais seulement la structure des morceaux, les dubs, les envois dans les effets, les filtres et tout ce que je dois faire en rythme : les cuts, les ouvertures de pistes... Ca me pose problème parce que je les envoie parfois au mauvais moment ! (rires) Mais bon, j’ai déjà eu pas mal d’expérience parce qu’après la sortie de ‘Superdiscount 2’, on a fait deux ans de tournée avec Alex Gopher et Julien Delfot, le ‘Superdiscount Live’. J’ai vraiment eu le temps de m’entraîner là-dessus.
Durant cette tournée, vous êtes allés dans le monde entier...
Oui, excepté la France... Il n’y a qu’en France que les programmateurs n’ont pas compris que ‘Superdiscount 2’, ce n’était plus de la house music, ça n’avait rien à voir avec le ‘Superdiscount 1’, que notre musique avait évolué. Ils n’ont pas fait la démarche d’écouter le disque. On a commencé à avoir des nouvelles après la soirée Attraktion, l’année dernière. Pas mal de programmateurs nous ont alors contactés mais, après deux ans de tournée, nous étions fatigués. Ils n’avaient qu’à se réveiller avant...
Pourriez-vous nous décrire un petit peu ce nouveau concept scénique, la structure de scène ?
J’ai travaillé avec des architectes qui ont un collectif qui s’appelle Exyst. Ils ont imaginé et conçu ce projet. Ils ont pensé à une structure composée de deux rangées de 9 cubes empilés les uns sur les autres, soit 6 mètres de large, 6 de haut et 4 de profondeur. C’est un peu un Rubik’s Cube géant. Tous ces cubes sont faits en structure d’échafaudage avec des écrans transparents tendus dessus. Ils ont modélisé ce cube dans leur ordinateur pour préparer et tester les projections. Il y a des effets de perspective, c’est très réussi.
Ce projet est-il né d’une envie, d’un besoin, d’une rencontre ?
En fait, après le concert de Versailles, les Transmusicales m’ont demandé de faire un live. Par l’intermédiaire de Manu Baron, qui était programmateur de l’Aéronef, j’ai rencontré ces architectes, qu’il connaissait. Et ils ont tout fait.
Comme vous le souhaitiez ?
Quand j’ai vu leur truc, j’ai trouvé ça super. Par contre tout est sorti de leur imagination. J’avais juste donné un cahier des charges. Je voulais quelque chose d’assez simple, une imagerie assez “computer”. Je ne voulais pas de VJing (pratique du Vidéo Jockey, équivalent pour les images du DJ, ndlr) trop compliqué. Et ils ont imaginé cette structure-là qui m’a tout de suite emballé, à base de figures géométriques.
Y aura-t-il un VJ qui mixera ces images en live ou tout est-il enregistré ?
En fait, ce sont eux qui s’occupent de gérer ça. Ils gèrent aussi les informations que je leur envoie par le biais de ma boîte à rythmes centrale, une MPC, qui leur envoie des signaux midi. Il y a donc une partie synchronisée avec ma musique et une partie live.
Est-ce que votre set est quelque chose de vraiment fixé, ou est-ce quelque chose d’aléatoire, qui évolue selon le public et vos envies ?
Ce n’est pas aléatoire, mais j’ai des grands degrés de liberté. Toute la musique est programmée, c’est-à-dire que je ne joue aucune mélodie. Par contre, les structures sont faites en fonction de la réaction des gens. Je peux faire durer les séquences 8 ou 16 mesures, voire 32 si je vois que l’ambiance monte. L’image est dépendante de ça. Si, sur une séquence, j’ai envie de rester plus longtemps, la séquence visuelle va suivre. Mais comme je fais beaucoup de choses en même temps, une grande partie n’est pas programmée, du coup je peux me tromper, ce qui m’arrive assez souvent. D’une date à l’autre le live n’est donc jamais pareil.
Apparemment, vous travaillez de plus en plus avec des machines old school ?
En fait, j’ai commencé à travailler avec ordinateurs et samplers. Après ‘Tempovision’, je n’y arrivais plus. J’en avais marre de sampler dans les disques, alors j’ai acheté des vieux synthétiseurs et des vieilles boîtes à rythmes. Ca me permettait de travailler sans ordinateurs, sans menus déroulants ni souris. C’est avec ça que j’ai fait le ‘Superdiscount 2’ et que je fais toute la musique depuis. Et j’emporte une partie de ces machines sur scène. J’ai deux TB 303, qui produisent la bass line. C’est ce qui fait le son acide dans la musique électronique depuis ses débuts. C’est la pierre angulaire depuis les années 1990, et moi j’en ai deux... (rires)
Vous allez jouer aux Transmusicales de Rennes. Une tournée est-elle prévue après ?
Pour le moment, il y a trois avant-premières. C’est-à-dire qu’il y a la date des Transmusicales, une date le lendemain au Luxembourg, et à la fin du mois de décembre en Belgique. Après, on va voir ce qui se passe. J’aimerais bien faire tourner ce live-là, on a mis en place quelque chose de bien.
‘Live on Neptune’, le disque 6 titres que vous sortez en digital n’a rien à voir avec ce projet ?
Ce disque est l’enregistrement du live que j’ai fait à Versailles en juin, une version que je ne referai pas. C’était particulier, les gens étaient assis, sur des gradins. J’ai repris pas mal de morceaux de mon catalogue que j’ai remixés, que j’ai joués live pour l’occasion. En France, on ne le sait pas tellement, mais à l’étranger les gens attendent de moi un live très électro. A Versailles, c’était assez doux. Je trouvais ça dommage que ces morceaux ne soient joués qu’une fois et que personne d’autre ne puisse en profiter. C’est pour ça que j’ai choisi de le mettre à disposition en digital.
Comment vous situez-vous par rapport à l’étiquette “French Touch” ? Ce catalogage vous gêne-t-il ?
Non, je ne peux pas le nier, j’étais là au moment ou ça a commencé. Ca ne me dérange pas. Le fait qu’il y ait eu autant de gens qui fassent des choses en France, et que tout d’un coup tous les pays du monde s’y soient intéressés, ça a été bénéfique pour tous.
De nouveaux projets en prévision avec Alex Gopher et Julien Delfot ?
Rien de précis pour le moment... J’avais envie de faire un ‘Superdiscount 3’ avec Alex et Julien, avec qui on avait fait la tournée. On s’était bien amusé. Mais ça ce ne sera pas dans l’immédiat. J’ai envie de faire un peu d’autres projets solo avant de faire ça.
Un live avec un groupe de musiciens instrumentistes, par exemple ?
Ca ne m’intéresse pas, je ne vois pas l’intérêt. Mieux vaut une boîte à rythmes qu’un mauvais batteur, et même une mauvaise boîte à rythmes qu’un mauvais batteur. J’aime bien voir des groupes de rock, mais ce n’est pas ma musique. Mon domaine, c’est les boîtes à rythmes. J’ai vraiment adoré la musique électronique dès que je l’ai découverte, au début des années 1990. La modernité, le fait que ce soit la musique du futur, qu’un morceau était à la mode pendant trois semaines, puis qu’il périme. Toute cette ambiance-là… Il y avait un côté expérimental et en même temps populaire. Parce que tu dois toujours chercher la nouveauté, et en même temps il faut que tout le monde comprenne tout de suite. Quand tu passes un morceau, il ne faut pas que les gens réfléchissent en disant “Ouah, quelle invention !”, il faut que ça danse. Et c’est ce côté-là que j’ai tout de suite aimé dans cette musique.
vos commentaires
Pour aller plus loin
Articles & dossiers associés
-
INTERVIEW DE AIR
Comme un souffle nouveauDeux ans après 'Pocket Symphony' et onze après son premier tube 'Sexy Boy', Air sort son sixième album, 'Love 2'. Les chiffres, on peut leur faire dire ce qu'on veut. Ceux-là attestent...
Plus sur INTERVIEW DE AIR
-
INTERVIEW DE SEBASTIEN TELLIER
Bête de sexe ?Sébastien Tellier, personnage inclassable de la musique électronique française, a récemment sorti son troisième album 'Sexuality'. Un opus quasi érotique, bercé de mélodies affriolantes et...
Plus sur INTERVIEW DE SEBASTIEN TELLIER
Les albums associés
Electro, musique nouvelle
Alex Gopher
Alex Gopher revient. L'artiste, qui a habitué depuis longtemps son public aux changements stylistiques, verse avec son nouvel album dans une pop électronique du meilleur effet. 'Alex Gopher...
Plus sur Alex Gopher Commandez ou téléchargez sur Fnac.comLes événements associés
Festivals de musique
Festival Marsatac
Depuis l'annonce de l'indisponibilité du J4 en raison du prochain démarrage des chantiers du Mucem et de la Cité de la Méditerranée, le Festival Marsatac était resté sans alternative...
Plus sur Festival Marsatac Réservez vos places sur fnac.com
Festivals de musique
Les 3 Eléphants
Pour sa 12e édition, le festival Les 3 Eléphants aura lieu sur 3 jours - au lieu de 2 -, les 23, 24 et 25 juillet 2009 au Parc Saint-Nicolas de Laval. Au programme, une myriade d'artistes...
Plus sur Les 3 Eléphants Réservez vos places sur fnac.com
Electro
Etienne de Crécy
Etienne de Crécy, toujours sur son trône musical, continue d'asséner ses live électro-house pour un consentant. Le musicien sort un nouvel album début décembre intitulé 'Live on Neptune'....
Plus sur Etienne de Crécy Réservez vos places sur fnac.com
Festivals de musique
Printemps de Bourges
A chaque printemps, Bourges est en fête, des milliers de spectateurs viennent dans les salles et sous les chapiteaux berruyers. Quatre-vingts spectacles, deux cents artistes dans une...
Plus sur Printemps de Bourges Réservez vos places sur fnac.com
Festivals de musique
Garden Nef Party
Nouvelle édition (la troisième) du festival d'été d'Angoulême à la Ferme des Valettes, avec toujours des prix modiques et une programmation éclectique : Etienne de Crécy, Franz Ferdinand,...
Plus sur Garden Nef Party Réservez vos places sur fnac.com« Garden Nef Party »
1 personne a déjà commenté cet article
Voir les commentairesVous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez
Electro
Eté d'Amour
Organisée par le label Respect, la nouvelle édition du festival 'Eté d'amour' va tout simplement devenir le rendez-vous hebdomadaire incontournable de l'été pour tous les aficionados...
Plus sur Eté d'Amour Réservez vos places sur fnac.comLes stars & célébrités associées
-
Etienne de Crécy
DJ françaisAprès avoir obtenu un baccalauréat scientifique, Etienne de Crécy débute des études de mathématiques à la faculté. Peu motivé, il préfère effectuer un stage au sein de l’un des plus grands...
- Plus sur Etienne de Crécy
« Etienne de Crécy »
1 personne a déjà commenté cet article
Voir les commentairesVous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez1
fil culture
-
Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez10/02 Les Folies très Yé-Yé -
Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez10/02 Les Molières menacés -
Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez10/02 Samedi littéraire au Lutetia -
Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez10/02 Dix ans de l’Escale du livre
nouveautés
les Avis des membres
-
06/02/2012 04h56 Mon coup de coeur de ce début d'année ! Un album au mélange rock-électro mélodieux et enjoué, un son unique, tout simplement top !!!
Voir tous les avis
VOUS AIMEZ
-
Pop-rock
01.Django Django
-
Pop-rock
02.Rachida Brakni
-
Electro, musique nouvelle
03.Le Voyage Dans La Lune
-
Pop-rock
04.Born to die
-
Pop-rock
05.Fold it ! mold it !
-
Pop-rock
01.Django Django
-
Chanson
02.Second Tour
-
Pop-rock
03.Born to die
-
Pop-rock
04.Fold it ! mold it !
-
Jazz, soul, funk
05.Lioness : Hidden Treasures
citation du jour
« Il m'arrive encore de refuser de serrer une main, mais c'est plus par hygiène que par conviction. »
de Pierre Drachline
En savoir plus sur cette citationVous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique
Réagissez-
Membres (7)







Pop-rock
01.Rachida Brakni
Electro, musique nouvelle
02.Le Voyage Dans La Lune
Pop-rock
03.Django Django
Pop-rock
04.Born to die
Pop-rock
05.Fold it ! mold it !