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15/02/2011 12h00 Bonjour tout le monde , Mon avis est que c'est beau d'avoir inventé le cd, mais si c'est pour y mettre n'importe quoi dessus, il est évident qu'un jour où l'autre, le marché en prenne un coup. Je pense que les jeunes d'aujourd'hui en ont tout simplement marre d'entendre ce qui passe sur les ondes. Etant musicien moi-même, je peux vous assurer que ce qui interesse les producteurs des maisons de disque à l'heure actuel, c'est de faire du Business. Dans les vielles années de la musique, c'est à dire 50 à 80, les producteurs ET artistes étaient bien différents de ce qu'ils sont aujourd'hui. A cette époque, ce qu'on recherchait c'était le talent, aujourd'hui ce que l'on recherche c'est le business; du moment que la musique est apte à être passé dans les boîtes de nuit et tout le tralala, peut importe qu'un artiste soit talentueux ou pas, ça passe. Voilà pourquoi je pense, que les jeunes d'aujourd'hui, et je parle en connaissance de cause, achètent de plus en plus de vinyls car ils font un "retour aux sources". Acheter un CD... mouais... Acheter une galette noire trois fois plus grande, avec une énorme pochette et un son plus chaud oui. Je vois de plus en plus de jeunes (même mon petit frère de 12 ans c'est pour vous dire :P ) qui connaissent et écoutent des vieux groupes tel que Led Zeppelin, Deep Purple, Pink Floyd, Wishbone Ash... etc et la liste est longue. Peut être que le vinyl en est à son dernier sursaut, mais je compte bien en profiter ;)
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LE MARCHE DU VINYLE Un sillon à creuser ?
Julien Demets pour Evene.fr - Mai 2009 - Le 18/05/2009
« LE MARCHE DU VINYLE »
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RéagissezLa crise du disque porte mal son nom, il s'agit plutôt d'une crise du CD. Si les ventes de ce petit support apparu il y a 25 ans n'en finissent plus de baisser, son grand frère le vinyle semble quant à lui retrouver une certaine audience. Simple sursaut ou véritable lame de fond ?
Jusque-là, tout a l'air normal. On reconnaît la platine où poser le disque, le bras pour le lire, le gros bouton du volume… Et puis, en la retournant, on remarque sur ce lecteur de vinyles nouvelle génération un détail qui ne figurait pas sur le mange-disques de nos parents : un port USB. Cette fois, c'est sûr : le vinyle, considéré comme dépassé depuis que Philips a fait presser le premier CD en août 1982, est bel et bien revenu dans la course technologique. Une remise à niveau qui répond à son regain de forme commercial : aux Etats-Unis, en 2008, il s'est vendu 1,88 million d'albums édités sur ce support. (1) Un chiffre encore marginal, mais qui représente quand même une hausse de 90 % par rapport à l'année précédente. Panorama de ce marché parallèle de la musique.
Le vieux plutôt que le neuf
Logiquement, le vinyle recouvre en grande partie la production passée. "Environ 95 % de ce qui se vend à notre convention date des années 1950, 1960 ou 1970" confirme Pierre Layani, l'un des organisateurs du Cidisc, sorte d'immense marché aux puces parisien. (2) Acheter un vinyle, c'est entamer un travail d'archéologue sur ce qu'était la musique avant l'arrivée du CD et avant que les stations de radio ne se concentrent sur une seule période (impossible d'entendre un titre datant d'avant Nirvana sur une radio rock dite "jeune"). Le téléchargement permettait déjà aux internautes les plus curieux de redécouvrir des pans entiers de l'histoire de la musique. Mais en lui livrant tout d'un seul coup, il ne renseignait pas sur le sens et l'apport qu'ont eu, en leur temps, certaines oeuvres. Le vinyle, lui, rétablit une chronologie, une hiérarchie de la musique. Il fera peut-être découvrir à certains mélomanes qu'avant Abd al Malik, il y avait Afrika Bambaataa ; et avant Afrika Bambaataa, les Last Poets.
Est-ce à dire qu'il n'existe pas de production vinyle actuelle ? Quelques genres musicaux restent dominés par le microsillon, notamment l'électro, par l'intermédiaire des DJs dont il est la matière première. Hélas, ceux-ci commencent à leur tour à abandonner ce support. Selon Christophe Brunel, responsable du magasin en ligne Toolbox Records (3), "les nouvelles générations sont souvent 100 % numérique. Pour nous, c'est sûr, c'est au minimum ennuyeux : les ventes baissent déjà." Autre exemple, celui du label Martyrs of Pop (4), lancé par Jean-Emmanuel Deluxe en 2006. Son catalogue est composé en majorité de vinyles. Mais pour survivre, il doit diversifier son offre : "C'est pour cela que l'on est aussi présents sur les plateformes de téléchargement légal", explique Jean-Emmanuel Deluxe, qui ajoute "ne pas être non plus hostile au CD". Dommage que le retour du vinyle n'ait pas davantage relancé la curiosité du public pour la nouveauté et certains genres méconnus...
Le web, la voix royale
Etonnamment, ce revival du vinyle ne profite pas non plus au Cidisc. "C'est même plutôt l'inverse, témoigne Pierre Layani, on subit la concurrence d'Internet." Internet, dont l'offre vinylistique se divise en deux branches principales. D'un côté, on trouve des sites spécialisés de maisons de disques ou de distributeurs indépendants, sur lesquels l'auditeur peut trouver la dernière nouveauté électro ou le dernier ovni pop. Toolbox Records est un de ces distributeurs : "Le web nous a permis de développer notre activité à l'étranger, explique Christophe Brunel, son fondateur. Le catalogue est disponible 24 heures sur 24. Les outils de recherche sont efficaces. Jusqu'en 2005, nous ne fonctionnions que par fax et téléphone... De vrais dinosaures planqués dans leur cave ! Depuis cinq ans que nous avons basculé notre activité sur le Net, notre chiffre d'affaires a doublé." Un chiffre d'affaires qui reste néanmoins très inférieur à celui d'eBay ou Priceminister, premiers vrais vainqueurs de ce retour des disques. Ces e-brocantes ont su tirer partie au mieux des atouts d'Internet. Distances réduites, recherches facilitées… Désormais, les marchés aux puces se déplacent chez vous. Le paradoxe est amusant : en même temps qu'il favorisait la diffusion de la musique numérique, Internet a peut-être généré cet intérêt nouveau du public pour les disques de nos greniers.
Une embellie marketing…
Si les chiffres indiquent bien un frémissement du marché du microsillon, rien ne dit que celui-ci va perdurer. Pour Pierre Layani, "il ne s'agit que de résurgences ponctuelles, au coup par coup. Le vinyle ne fait l'objet que d'un intérêt marginal, lors de certaines rééditions." Parmi elles, la collection Back to Black - plusieurs classiques du rock réédités en vinyle - que vient de publier Universal. Son prix, 20 euros pièce, est quatre fois supérieur à ce qu'on trouve en occasion. En outre, les majors ont pris l'habitude de publier leurs albums les plus vendus sous forme de vinyle. Une conception matérialiste de la culture selon laquelle chaque produit doit avoir sa déclinaison "prestige". On a vu des amateurs de Mika ou de Mylène Farmer s'acheter des disques noirs de leur idole sans même disposer d'une platine pour les lire ! Dans ce cas, le vinyle n'est rien de plus qu'un stylo ou un porte-clé à l'effigie d'une star. Et si ces produits dérivés en sont à l'origine, alors le retour du microsillon a tout d'une fausse bonne nouvelle.
Sorti de ces opérations commerciales, le vinyle n'a pas la moindre chance de redevenir grand public. Et pour cause, le coût et la durée de sa fabrication (deux secondes pour un CD, dix fois plus pour un vinyle) sont largement supérieurs à ceux des autres supports. Les platines USB évoquées plus haut ne s'achètent qu'à partir de 100 euros. Surtout, on imagine mal cette encombrante galette noire reconquérir les auditeurs d'iPod, pour qui la musique doit pouvoir être écoutée dans le métro, dans la rue ou sur leur lieu de travail. Au point qu'on peut finalement se demander si la hausse du nombre de ventes de vinyle ne correspond pas à une phase de rémission avant sa disparition totale…
…Mais une survie assurée
Si le mp3 avait le mérite de célébrer la musique pour elle-même, brute, sans emballage, il faut bien avouer qu'une colonne de fichiers alignés sur un écran d'ordinateur a beaucoup moins d'allure qu'une étagère de vinyles. C'est donc l'objet, plutôt que la musique, qui maintient en vie le microsillon, auquel certains vouent même un culte fétichiste. Pour Jean-Emmanuel Deluxe, du label Martyrs of Pop, l'attrait du vinyle est la conséquence d'une "réaction à la dématérialisation des supports comme le mp3. Il y a un retour au bel objet physique, y compris chez les ados." Et Christophe Brunel d'ajouter : "Le vinyle est certainement le plus sensuel des supports : poids, odeur, toucher, taille et visuel de la pochette... Autant d'impressions qui lui donnent un côté affectif..." D'autant plus précieux qu'il se raréfie, le vinyle est donc devenu un produit de luxe, "l'équivalent de la Pléiade pour les bibliophiles", conclut Jean-Emmanuel Deluxe.
(1) Ces chiffres sont tirés d'une enquête menée par l'institut américain Nielsen Soundscan.
(2) Les Conventions internationales des disques de collection (Cidisc, donc) ont lieu Porte de Champerret, quatre à cinq fois par an, à l'initiative de Juke-Box Magazine. Elles réunissent à chaque fois environ 8.000 vinyle-maniaques.
(3) www.toolboxrecords.com
(4) www.martyrsofpop.com
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30/05/2009 12h00 Ce qui est catastrophique pour moi, c'est le MP3. Impossible d'enregistrer désormais. Et personne n'a jamais pu m'expliquer de façon claire comment fonctionne le MP3, si on peut s'en servir dans la rue, si je peux enregistrer l'émisison que j'anime, si je dois apporter un écran d'ordinateur ou non. Il se passe la même chose qu'au début d'internet : chacun conserve soigneusement sa petite technique, en se gaussant de celui qui ne comprend pas : "mais voyons, c'est vachement facile !" - en clair : "Comment peux-tu être assez con pour ne pas comprendre ce qui est tellement évident" -évident pour celui qui sait, oui ! Mais le plaisir d'humilier, ça, c'est irremplaçablle...
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