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LE
ROMAN D'ANNA...
Une
année à Paris. Une rencontre improbable, les frictions,
la tendresse, l’amitié, les coups de gueule, les réconciliations...
de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d’un immense
appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie
respective. Quatre personnes qui n’avaient rien en commun et qui
n’auraient jamais dû s’entendre, jamais dû se
comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde
qu’un moineau, une vieille mémé têtue et un
cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses
et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)…
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| LES
EXTRAITS de "ENSEMBLE, C'EST TOUT"
EXTRAIT 1 :
Contre toute attente, son hôte s'avéra être un causeur
parfait, relançant sans cesse la conversation et picorant çà
et là mille sujets futiles et plaisants. Il était passionné
d'histoire de France (...) Elle lançait un thème ou une
époque et il lui apprenait une foule de détails piquants.
Les costumes, les intrigues de la Cour, le montant de la gabelle ou la
généalogie des Capétiens. C'était très
amusant. Elle avait l'impression d'être sur le site internet d'Alain
Decaux. Un clic, un résumé.
Chapitre : 11 - Première Partie - Page : 88
EXTRAIT 2 :
- T'es croyante ?
- Non. Enfin si...
Quand j'écoute ce genre de musique, quand j'entre dans une très
belle église ou quand je vois un tableau qui m'émeut, une
Annonciation par exemple, mon coeur enfle tellement que j'ai l'impression
de croire en Dieu, mais je me trompe : c'est en Vivaldi que je crois...
En Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico... Ce sont eux les
dieux... L'autre, le Vieux, c'est un prétexte... C'est d'ailleurs
la seule qualité que le lui trouve : d'avoir été
assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chefs-d'oeuvre...
Chapitre : 20 - Deuxième Partie - Page : 273
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LA
BIO D'ANNA
Après
une enfance mouvementée en Eure-et-Loir et une maîtrise de
Lettres à la Sorbonne, de nombreux petits boulots égrainent
les jeunes années d’Anna Gavalda. Souhaitant écrire,
elle témoigne dans un dossier pour 'Madame Figaro’ et participe
à plusieurs concours d’écriture (qu’elle remporte
le plus souvent). Profitant ensuite du calme de la Seine et Marne, elle
cumule les métiers de chroniqueuse, de professeur de français,
d'assistante-vétérinaire et de maman. Cette jeune femme
dynamique et discrète, au style piquant, sincère et savoureux
reçoit le grand Prix RTL - Lire pour son premier recueil de nouvelles
'Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part' en 1999. Délicieux
mélange de simplicité, de merveilleuses et tragiques vérités
quotidiennes, ce titre ne quitte pas les classements des meilleures ventes
pendant des mois. Elle s'essaie les années suivantes à de
nouveaux styles, écrit son premier roman, "Je l'aimais" et un livre pour enfant, "35 kilos d'espoir".
C'est durant l'été 2003 qu'elle commence à travailler
sur son quatrième titre : "Ensemble, c'est tout".
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| L'INTERVIEW D'ANNA GAVALDA POUR EVENE.fr
- La peinture, est-ce une vocation manquée ? Non puisque je suis heureuse "en écriture" mais c'est un pan important de ma vie. Je vais dans les musées, je guette les expositions, je suis curieuse et toujours disposée à tomber à la renverse. Je préfère la compagnie des peintres et des dessinateurs à celle des écrivains. Ils sont souvent plus discrets, plus simples... Ils me fascinent et me coupent la chique. J'aime beaucoup les autoportraits. Je ne me gâte pas beaucoup mais si je le fais, je m'offre un dessin. Jamais une paire de chaussures en croco ou une semaine aux Maldives, non, mais un bout de papier. Une simple esquisse m'emmène beaucoup plus loin que tous les avions du monde...
- Pouvez-vous nous en dire plus sur "Mamadou" ? J'ai connu une femme de ménage énormissime que tout le monde appelait Mamadou alors qu'elle se prénommait Evelyne en vrai. Elle était si grosse qu'elle passait le plus clair de son temps accrochée à son manche à balai en gémissant entre deux fous rires.
- Quelle passion nourrissez-vous pour Vivaldi et Marvin Gay ? La même que celle que leur voue Camille, mon héroïne, je peux les écouter encore et encore et encore et encore et encore et encore et... (ah ? le disque est rayé, on dirait....)
- Passez-vous beaucoup de temps devant la cheminée ? Hélas, non, je n'en ai pas... Il faudrait refaire le conduit qui s'est écroulé et je n'ai pas le courage de me lancer dans ce trou... Mais j'en aurai une un jour... C'est prévu. Avec des ânes (j'aime les ânes autant que Marvin Gaye et Vivaldi ), des canards, des poules et tout le bazar. J'ai été élevée à la campagne et j'y retournerai, c'est fatal, c'est une certitude.
- Quel est votre lecteur idéal ? Vous. Ce ou cette inconnu(e) en train de me lire juste là, maintenant sur ce site et de ricaner en lisant mes fantasmes à la Marie-Antoinette (un âne ! mais quel idée...) Oui...vous, là... Allez... Venez... Petits, petits... Approchez, approchez...
- Trouvez-vous qu'il existe un trait commun à tous vos personnages ? Oui. Ce sont tous des tendres, des cabossés, des coeurs purs. J'adore cette citation d'Audiard : "Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière." Ce pourrait être leur carte de visite, cette petite phrase...
- Craignez-vous l'accueil réservé à "Ensemble, c'est tout" ? Je suis affreusement angoissée. Pour de vrai. Plus d'appétit, mal au ventre, mauvaises nuits et tout le toutim... C'est pire à chaque livre... D'ailleurs je crois que je vais arrêter d'écrire sinon je vais avoir un ulcère à l'estomac avant le prix Nobel de littérature, ce qui serait bien dommage... (Je vais élever des ânes à la place!)
- Travaillez-vous déjà à un nouveau livre ? Oui. J'ai déjà une histoire qui me trotte dans la tête et puis j'ai promis un roman jeunesse à la jeunesse et il faut toujours tenir ses promesses avec les enfants...
- Y a-t-il un sujet sur lequel vous aimeriez écrire ? Les femmes, les hommes et les enfants. Tout m'intéresse. Sauf moi.
- N'avez-vous plus envie d'écrire des nouvelles ?
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